sur les Comètes. 161
Terre pastat de letat de Comète à celui de Planète. On dirapeut-être que la Terre venant de passer en Ion périhélie sortprès du Soleil, la chaleur de cet Aílre avoit raréfié, exalté,volatilisé ce fluide pelant, Sc l’avoit séparé du noyau de laTerre, sur lequel il s'étoit déjà réellement assaille. Soit, jeconsens que cela ait été possible ; mais je ne vois pas quece fluide, ainsi atténué, ait pu'composer* un cahos impéné-trable à la lumière. L’atmolphère des Comètes ne forme pointun tout opaque ; j'en appelle à l’observation. Si la cheveluredes Comètes étoit réellement opaque, elle ne réfléchiroit lalumière que de la partie qui leroit tournée vers le Soleil ;elle paroîtroit en croiífant, en quadrature, rarement pleine& ronde, puisque nous voyons rarement les Comètes enopposition avec le Soleil. Or l’atmofphère ou chevelure desComètes nous paroît toujotirs íous une forme pleine &. ronde,Sc le noyau en occupe toujours allez exa'ctement le milieu.Donc cette atmosphère n est pas opaque, elle permet un librepassage aux rayons de lumière, qui la traversent en entier,pour en éclairer les parties directement opposées au Soleil.
z." Je ne vois pas comment une petite Comète, palîantprès de la Terre, Sc coupant obliquement Ion orbite, a pului imprimer un mouvement de rotation fur Ion axe. Celane pourroit se concevoir, qu’autant qu’on suppoíeroit que laComète auroit été dans Ion périgée vis-à-vis dune montagneterrestre, extrêmement élevée, Sc absolument isolée de touteautre montagne semblable : on pourroit dire alors que laComète ayant dépalìè la montagne , auroit continué dei’attirer plus puissamment que les parties de la Terre auxqueìleselle auroit dû successivement répondre , Sc i’auroit ainsi con-trainte de prendre la place de ces parties; oc ce mouvement,communiqué à la masse de la Terre, auroit donné le branleà son mouvement diurne. Mais une telle hypothèse ne paroîtpas pouvoir être admise, Sc d ailleurs satisferoit-eile pleine-ment à l’effet qu’on voudroit lui attribuer ì
De plus, faction de cette Comète íur la Terre seroit ouinférieure, ou égale, ou supérieure à faction de la ComèteTome II. X