sur les Comètes. içjSc imite ia flamme : la Planète devenue Comète quitte làplace pour décrire une ligne droite, tangente de son ancienneorbite, courbée cependant un peu vers le Soleil, parce quela matière la plus intérieure, la plus voisine du centre n estpas encore totalement métamorphosée. Mais la matière exté-rieure, devenue légère, ne tend plus auSoleil, elle est dissoutepar l’air, & s’éloigne avec lui du Soleil. Comme les parti-cules de cette matière font embrasées, elles paraîtront fousla forme d’une multitude de rayons ignés, lortans de la têtede la Comète, 8c dirigés à l’oppofite du Soleil; c’eít ce quiconstitue la queue de la Comète. Telle est l’opinion du célèbreRobert Hook. Mais quel est ce mouvement intestin? Quelle Comemií^s.en est la cause? 11 est démontré Tailleurs que les Comètes Londm 'suivent absolument les mêmes loix que les Planètes dans leursrévolutions autour du Soleil, placé au foyer de leur orbite.
De plus, selon toutes nos lumières actuelles, la pesanteurdépend de la quantité de la matière ; quelque mouvementintestin qu’on veuille supposer, la pesanteur subsistera, tantqu’il y aura la même quantité de matière. Enfin on a vu biendes Comètes, & l’on n’a jamais vu de Planète disparaître.
Le P. Gaétan Fontana, Théatin de Modène, s’est figuréque les Comètes font des Planètes d’une espèce particulière,qui ont en elles-mêmes le principe de leur mouvement,qui ne çeçoivent pas la lumière du Soleil, mais qui brillent,ainsi que leur queue , d’un éclat qui leur est propre. La queuene distère de la tête, que par la plus grande rareté de lamatière dont elle est composée. Si la queue est toujoursopposée au Soleil, c’est peut-être de peur que sà substance,extrêmement rare, ne soit lésée par les rayons solaires. Cette W ,mtio F bfi-raiíon n’est pas plus physique que les autres parties du systèmede Fontana. '<*>/•
Autre rêve. Suivant un Physicien d’un vrai mérite, maisqui déraisonne quelquefois; & à qui cela n’arrive-t-il pas?
Suivant Nicolas Fiartsoëker, le Soleil a besoin d’un alimentcontinuel, que lui fournit l’air ambiant ; il est entouré d’unefumée légère, qui sait effort pour secarter du centre, & qui