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Tome second.
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282
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11 O/mfcul. i. II,Opujc. XVII,/' « S'c Prop. XLl,probl. 2 i .

282 Théorie

Inobservations faites fur terre , conclure la véritable orbitequune Comète a décrite autour du Soleil, cest un problèmequi a exercé la patience de presque tous les plus grandsGéomètres de ce siécle. Newton qui le premier, je penle,en a entrepris la solution, en a pareillement reconnu le pre-mier f extrême difficulté, problema hocce longe difficiUinium,dit-il. Le problème est cependant très-déterminé ; troislongitudes géocentriques données avec deux des latitudescorrespondantes, ou trois latitudes données avec deux deslongitudes correspondantes , suffisent à la rigueur pour déter-miner lorbite de la Comète; mais les tentatives que nosplus habiles Analystes ont laites pour parvenir à cette déter-mination , les ont conduits à des équations dun ordre st élevé,quils ont entìn déieipéré de parvenir à une íoiution directedu problème. Cest ce qui a fait dire à M. de la Grange,que dans Tétât dimperfection est encore la théorie deséquations, le íeuî objet qu'on puiílè fe proposer est de résoudrele problème par approximation' 1 . Newton íe propoía le pre-mier cet objet à la st n de son opuicule De syfìemate niutuh b .La solution quil imagina enluite, Sc quil a publiée dans letroisième livre de fes TYincipes c , est graphique. Quelquin-génieux que soient les théorèmes iur lesquels ce grand Géo-mètre a fondé fa méthode, elle paroît maintenant généralementabandonnée ; on a préféré lans doute des tûtonnemens furle calcul à des tûtonnemens fur le papier, Sc les méthodesquon a proposées depuis, ont été jugées plus expéditives.Je parie de tâtomiemens , par ce quen effet dans prelque toutesces méthodes on suppose quune ou plusieurs distances de laComète, soit à la Terre, loit au Soleil, sont connues, quoi-quelies ne le soient réellement pas ; cette luppolition conduità la détermination de quelques élémens de lorbite de laComète ; on a des moyens de s'affurer st ces élémens fontexacts; sils ne le font pas, ce qui doit presque toujours arriverdans les premières tentatives, on fait de nouvelles (oppositions,8c dhypothèses en hypothèses on parvient enfin à découvrirles véritables distances quil lalloit supposer dabord.