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la méthode de sommer les fuites qui ont un nombreinfini de termes. Voyez son arithmetica infinitorum ,insérée dans le recueil de ses œuvres , imprimé àOxfort, en trois volumes in-folio ; ou l’espece de tra-duction libre que M. l’Abbé Deidìer en a donné dansfa mesure des surfaces & des solides par l’arithmétiquedes infinis , &c , in-quarto, chez Jombert.
Infiniment Petits. On appelle ainsi en géométrie lesquantités qu’on regarde comme plus petites que toutegrandeur assignable. Avant Defcartes on ne connoíísoicque les calculs qui ont pour objet des quantités finies :depuis ce grand géomètre on a ctc plus loin. Les nou-veaux calculateurs ont oíc porter leur vue sur les quanti-tés infinies Sc réduire fous leur plume , non-feulementl’infini, mais même l’infini de l’insini, L, comme le ditM. de l’Hôpital, une infinité d'infinis. C’est ce qu’on ap-pelle calcul des infiniment petits : on lui donne auífi lenom de calcul différentiel , parce qu’il enseigne la ma-nière de différencier les quantités , c’est-à dire , l’art detrouver!’accroissement ou la diminution infiniment petitequ’une grandeur variable reçoit à chaque instant, & d’enexprimer les rapports. Voyez for ce calcul le íçavant ou-vrage de l ’analyse des infiniment petits , de M. de l’Hô-pital, ainsi que les commentaires & les fupplémensqu’en ont donné MM. Varignon , Crousa\_ , Stime ,Bernoulli , Bougainville , &c.
INFLEXION, Géométrie. On appelle posor d’infiexiond’une courbe , Pendroit où elle commence à se courberou à se replier dans un sens contraire à celui dans lequelelle se courboit d’abord. M. l’Abbé de Gua, dans sesusages de Vanalyse de Defcartes , a donné les régléspour trouver les points à’inflexion Sc de rebroussementd’une courbe quelconque.
INGÉNIEUR. C’est , dans l’étar mìlicaiie, un officierchargé de la fortification , de Patraque & de la défensedes places, de la construction des ouvrages qui se sontdans une place de guerre, des différens travaux né-cessaires pour fortifier les camps & les postes dansla guerre de campagne-, &c. L’emploi d 'Ingénieur ren-ferme tant d’objets & suppose tant de connoíssances,qu’il est preíque impossible qu’un seul homme lespossede toutes dans un degré éminent. II n’y a pasde profession qui exige oant d’étude , de talens, de
capacité