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somme beaucoup de bois en son ; d'ailleursla scie ne suit jamais la texture du bois, elledéchire les libres, ce qui ôte à cette marchan-dise de sa durée et de son élasticité. Nous nenous étendrons pas sur la nature des bois quiest à préférer, nous ne ferions que nous ré-péter. Quant aux espèces, tous les bois vertsse fendent aisément : le chêne, le hêtre, etle frêne , mais on n’emploie pas l’érableni l’orme. Le chêne de la seconde espèce ,qui porte ses glands en bouquet, vaut mieuxque celui de la première variété. On sait parexpérience que les chênes qui ont une écorcefine, dont la tige est d’une égale épaisseur,et qui ont peu de nœuds, se fendent très-ai-sément.
Quant au hêtre, l’expérience a appris queceux qui ne sont pas parfaitement ronds dansleurs tiges, par une élévation ou une espècede côte qui s’y trouve, se fendent mieux queles autres.
Le tems le plus propice pour abattre lesbois destinés à être fendus, quand c’est pourde petits ouvrages , est sans contredit l’hiver;,on peut les passer à la fumée, pour les ga-rantir des vers.