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d émulation de Colmar , département du Haut- Rhin , je fis des observations sur les planta-tions des routes ; j’entrai dans les plus grandsdétails sur les causes de la non-réussite de cesplantations, non-seulement par la sécheressede deux années consécutives, mais encorepar l’envie que portaient au préfet du Haut- Rhin , des personnes qu’il est inutile de citer.
« Vos vues sont excellentes, luidis-je, M. leprésident de notre société ; mais avez-vousremarqué combien vos ordres ont été malexécutés ? V ous avez voulu qu’on plantât desarbres qui reprissent; eh bien! on a arrachépar-tout sur les montagnes, des platanes d’oc-cident, pour les transplanter dans la plaine,tandis que les climats qui réclament exclusive-ment les platanes, sont les hauteurs très-éle-véeset l’aspect du matin. De ma vie, lui ajou-tai-je, je n’en ai vu venir un naturellementdans les bois de plat-pays. Ceux qui ont arra-ché ces jeunes plants , ont-ils paie faire enconservant du chevelu qui se brisait dans lesfentes des rochers ? Non , sans doute; on aplanté des bâtons, et rien nïest venu ». Il fallaitqu’on eût juré de faire échouer son projet,car on avait étêté les chênes. Je ne puis ex-primer le sentiment de pitié que m’inspira l’in-