DES POMPES.
corps mobile serait vicie, si la pression de l’atmosphère u obli-geait pas l’eau du tuyau d aspiration à aller le remplir ; ainsi, lemouvement de l’eau dans ce tuyau étant presque continuel, lasoupape qui est au fond du corps de pompe lixe est , pourainsi dire, sans fonctions; mais M. Charpentier la laisse sub-sister pour plus grande sûreté ; de plus les soupapes du corpsde pompe mobile et du piston éiant alternativement ferméespendant la moitié du temps, il faut que l’eau, en passant parleurs oriüces, contracte une vitesse plus que double de celleavec laquelle elle monte constamment dans le tuyau d’aspira-tion.
82. » Si l’on compare la pompe de M. Charpentier à la pompeaspirante ordinaire, il est certain que, tout étant égal de part etd autre quant au produit, c’est-à-dire, que les diamètres, la ([nan-ti te d’eau élevée et la hauteur à laquelle on la porte, étant lesmêmes dans les deux cas, la vitesse que prend l’eau dans letuyau d’aspiration delà pompe ordinaire, doit être à peu prèsdouble de celle qu’elle prendra dans le tuyau d’aspiration deM. Charpentier , parce que dans la pompe ordinaire le mouve-ment de l’eau est intermittent, et clans celle que présente Fau-teur , ce mouvement est continu ; les résistances qui dépendentde la vitesse de l’eau dans les tuyaux d’aspiration et clans lestuyaux de conduite, doivent donc être plus considérables dansla pompe ordinaire que dans celle de M. Charpentier : ainsi leschangeinens que l’auteur propose nous paraissent, à cet égard,avantageux et favorables à la force motrice.
83. » Mais, d’un autre côté, une pompe aspirante ordinairequi serait de même produit , n’aurait qu’un seul piston, et n e-prouverait de la part du frottement de ce piston et de 1 étran-glement qu’il forme qu’une résistance simple, tandis que dansla pompe de 1 auteur, où il y a deux pistons, la résistance due