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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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DES POMPES. -Ji

86. » Nous ne croyons pas que celte pompe ait aucun avan-tage sur la pompe à incendie ordinaire, dont les deux corps etle réservoir d’air communiquent à l’eau un mouvement continudans les tuyaux de conduite.

87. «Nous concluons que les changemensqueM. Charpentier propose de faire à la pompe 'aspirante sont ingénieux, qu’ilssont, à certains égards, favorables à la force motrice; qu’ilscomportent à la vérité quelques légers inconvéniens qui , dansles cas ordinaires, peuvent en contre balancer les avantages;mais que cependant, tout compensé, il nous paraît qu’ils mé-ritent l’approbation de l’Académie . »

Pompe double de IM. Marhioble , PI. YIII , fig. 2.

88. La pompe de M. Marhioble consiste principalement endeux pistons qui se meuvent l’un au-dessus de l’autre, et ensens contraire dans le même cylindre; tous deux sont percés etgarnis de soupapes. La tige du piston inférieur traverse la basedu piston supérieur; lun monte, quand l’autre descend. Onleur communique aisément ce mouvement alternatif opposé , àl’aide d’une manivelle double ou par tout autre moyen,

89. Celte disposition rend l’eau continuellement ascen-dante, et la soupape dormante, qui est ordinairement placée auhaut du tuyau d’aspiration, est toujours ouverte pendant quela pompe est en action. Celle soupape ne sert ici que pour con-tenir l’eau dans les tuyaux, lorsque les .pompes suspendent leurtravail.

90. La colonne d’eau se meut donc ainsi en ligue droite sans-suivre aucun coude ni aucune sinuosité, sans éprouver aucuneinterruption, depuis la surface de l’eau du réservoir jusqu’audégorgeoir supérieur de la pompe ; et l’on économise par cemoyen une partie considérable de la force motrice qu’il faut