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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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4o DES POMPES.

On voit que la soupape b a la forme d’un tronc de cônerenversé et creux dans son intérieur.

116, Cette soupape a plusieurs défauts:

i°. Elle s’unit quelquefois si intimement à sa coquille, qu’ellecesse de jouer ; on lit dans les Mémoires de l’Académie Royaledes sciences , pour l’année 1708, que M. A mon tons , ayantconstruit une pompe refoulante enfoncée de 6 pieds dans l’eau,fut étonné de voir que les soupapes, qui étaient de fonte, par-faitement Lien faites et Lien dressées sur leurs coquilles, s’arrê-taient tout à coup. 11 lit démonter la pompe plusieurs fois, pourvoir ce qui en était la cause, mais il n’aperçut rien.

t 17. Si ces soupapes, qui étaient posées horizontalementdans le corps de pompe, avaient été pressées du haut en Laspar le poids de l’atmosphère, on aurait pu croire quelles s’étaienttrouvées dans le cas de deux surfaces Lien polies et mouillées,appliquées l’une contre l’autre, qui ue peuvent être séparées quepar l’action d’un grand effort; mais entre les soupapes et le pis-ton il n’y avait point d’air qui put les presser du haut en Las;au contraire, elles étaient poussées de lias en haut par l’eau queles pistons refoulaient.

118. On ne peut donc attriLuer qu a une seule cause l’adhésiondes soupapes et de leurs coquilles, et cette cause consiste dansl’eau qui les mouille; il faut que les particules d’eau qui sont entréesdans les pores de chacun de ces corps, s’accrochant d’autantplus puissamment que les deux surfaces sont plus polies ,chassent parfaitement l’air qui pourrait se trouver entre-deux. Ainsi c’est la multitude des particules d’eau qui contri-bue à la grandeur de l’effet, par la difficulté de les détacherou de les étendre : c’est ce qui empêche d’ouvrir les soupapes.

119. 2 0 . lia soupape à coquille diminue excessivement le pas-sage de l’eau ; car l'eau ne peut s’échapper que par l’espace en