MACHINES A SIPHONS.
balle s’élèvera dans la seconde brandie à une hauteur plus grandeque celle d’où elle est descendue, et la seconde à uue hauteurmoindre. En effet, c’est le centre de gravité de leur système,c’est-à-dire, leur point de contingence, qui doit remonter à lahauteur du point de départ; et ainsi de suite, s’il y en avait unplus grand nombre.
212 . » Ceci démontre que l’eau versée dans l’une des branchesd’un siphon doit s’élever plus haut dans l’autre branche, quand oncontinue de verser dans la première. Cependant, comme elle nesaurait s’élever indéliniment dans la seconde, il arrive un termeoù elle commence à refouler la colonne inférieure, et à la re-pousser dans la première branche. Cet effet peut s’évaluor faci-lement par le principe de conservation des forces vives; car ilen résulte qu’au moment où la colonne devient stationnaire pourrétrograder ensuite, le centre de gravité de la masse doit se re-trouver précisément à la hauteur de l’ouverture de la premièrebranche du siphon , puisque c’est par là que toute l’eau a étéintroduite , et quelle est supposée sans mouvement acquis aumoment du départ.
21 3 . » Mais, d’après le même principe, si, à ce moment oùl’eau est stationnaire, on venait à soustraire ou anéantir la pe-tite portion de fluide qui se trouve dans la partie basse du si-phon, c’est-à-dire, à l’endroit du coude où ce siphon est horizontal,cette portion de fluide n étant animée d’aucune force vive, niactuelle, ni potentielle , la somme des forces vives de la massetotale n’en serait point altérée, mais elle se trouverait distribuéedans une masse moindre.
214. » Supposons que l’on continue de verser de l’eau dans lapremière branche du siphon, cette nouvelle quantité de fluideapportera une nouvelle somme de forces vives à la masse; sidonc à chaque ^oscillation, on soustrait _une portion de fluide