68 MACHINES A SIPHONS,
inanimée, pendant que, d’un autre coté, on en introduit de nomvelle chargée de forces vives, la somme totale des forces vivesaugmentera toujours, quoique la masse totale reste la même ;l’ascension dans la seconde branche augmentera donc de plusen plus indéfiniment.
21 5 . » La difficulté se réduit donc à soustraire la portion com-pétente du fluide qui se trouve dans la partie inferieure dusiphon, au moment où le fluide est stationnaire, et cela, sansemployer ni soupapes, ni aucunes autres pièces mobiles quel-conques; or, c’est ce que M. Manoury obtient d’une manièreextrêmement simple, en établissant à la partie basse du siphonune petite solution de continuité entre les deux branches de cemême siphon.
2i 6. «Lorsque l’eau est animée d’un mouvement rapide d’os-cillation dans le 4 siphon, elle ne sauvait s’échapper par celleouverture, parce que ce mouvement acquis lui fait franchir cepetit intervalle; mais, au moment où l’eau devient stationnaire,ce mouvement acquis n’ayant plus lieu, la portion du fluide quirépond à la petite ouv erture, s’échappe ; et c’est précisémen t ce quidoit avoir lieu pour que la machine produise son effet, sans déper-dition de forces vives, ainsique nous l’avons expliqué ci-dessus.
217. « Pour éviter encore plus sûrement la perle de l'eauavautquelle soit arrivée au repos, M. Manoury termine en cônetronqué l’extrémité inférieure de la première branche de sonsiphon, ce qui produit une contraction à la veine fluide qui ensort, et la détermine à entrer en entier dans la seconde branche.
218. «Cet effet singulier est plus facile à expliquer qu aprévoir;mais le succès a justifié cette tentative délicate de M. Manoury.On conçoit qu’il faudra du temps et des lâlonnemens pour tirerde ce principe une machine avantageuse.
; « Si l’on ferme la seconde branche du siphon par le haut, au