3oo. Une portion de l’eau est supposée se décharger à la partiesupérieure du siphon par une soupape placée à l’entrée duréservoir d’air.
Par cette disposition, le courant d’air établi dans le siphonfermera la soupape darrêt, quand l’impulsion de l’eau serasuffisante pour surmonter l’action du contre-poids qui la te-nait ouverte : alors la masse d’eau en mouvement, qui remplitla première branche, sera brusquement arrêtée, et une portiond’eau sorlii'a par la soupape. Le courant sera donc inter-rompu dans la branche courte du siphon, mais l’eau qui setrouve dans la longue branche continuera à se mouvoir quandla soupape d arrêt sera fermée, et le vide qu’elle tendra à pro-duire sera rempli par l’eau que l’air, en sc raréfiant, fera sortirdu réservoir.
3oi.On s’est proposé (lig. 6) de faire passer l’eau motrice par-dessus une colline ou une digue, et d’en élever une portion àune hauteur indéfinie. Pour remplir ces conditions, la soupaped’arrêt est placée à l’extrémité inférieure de la longue branche
du siphon C X. Lorsque cette soupape se ferme par l’action ducourant dans le siphon, l’effort de l’eau qui se trouve tout à couparrêtée ouvre la soupape, une portion d’eau passe dans leréservoir d’air, et s’élève dans le tuyau D D à la hauteur que
l’on veut.
3o2. Pour mettre en jeu la machine (fig, 2 ) il suffit deremplir d’eau les siphons, soit en la faisant monter par succion,soit en l’introduisant par la partie supérieure, après avoir ferméles deux bouts inférieurs des branches : le courant une fois éta-
bli , le mouvement de ces machines s’entretient de lui-mêmeet continue d’avoir lieu sans interruption.
Des Mach. hydrauliques.