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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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PUITS ET CITERNES, MACII. QUI Y SONT ADAPTÉES. n5hors du puits et s’écoule. Souvent l’on obtient ainsi inopinémentun courant (l’eau continu dans des lieux qui semblaient condam-nés à une privation absolue de celte ressource précieuse.

3a6. Les puits doués de l’heureuse propriété que nous venonsd’énoncer, s’appellent communément puits forés ou bien encorepuits astésieiis.

327. [a) Pour former ces sortes de puits, ou creuse d’abordun bassin de grandeur arbitraire, dont le fond doit être plus basque le niveau auquel l’eau peut monter d’elle-même ; 011 prendensuite un pilot d’une longueur et d’une grosseur convenables;on perce dans toute sa longueur, avec les tarières ordinaires,un trou de trois pouces de diamètre , et on garnit le pilotde fer par les deux bouts: on a soin de rendre aussi aiguqu’on le peut le bout qu’on enfonce dans la terre, à l’aide dumouton, et lorsqu’il 11’y a pas moyen de le faire entrer plusavant, on emploie la tarière, qui achève de percer le puits;on enfonce cette tarière dans le canal du pilot, pour percertous les bancs qui se rencontrent, ayant soin de la vider detemps en temps de la terre dont elle se remplit. Lorsque la lon-gueur de cette première tarière ne sullit pas pour arriver jusqu’àl’eau, on y ente une seconde branche, une troisième, etc.,tant que la profondeur l’exige; et l’on continue de forer etvider le trou successivement, jusqu’à ce qu’enün on ait trouvéde l’eau en abondance, ce que l’on reconnaît lorsqu’elle montele long du pilot jusque par-dessus : alors on se sert d’un tuyaude plomb pour la conduire dans le bassin.

3'28. Quand on a une fois trouvé l’eau vive, et qu’on voitquelle vient en abondance, il faut bien se garder de percer plusavant, crainte d’ouvrir les bancs de pierre ou de terre glaise qui

(ç) Bélidor , Science des Ingénieurs, liv. IV, cliap. 12.