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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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PUITS ET CITERNES, Q’- 1 ï SONT ADAPTÉES. tù3

que l’on veut puiser; et, pour peu que la personne qui puise soitmaladroite ou distraite, la corde lui échappe, et tombe au fondavec le seau.

360. Pour obvier à ces inconvéniens, et pour rendre l’opéra-tion de puiser moins fatigante, on a imaginé divers expédionslig. 2 (PI. XVI). Dans quelques campagnes on établit ,à côtédes puits peu profonds, un pieu vertical a, au sommet duquelest une entaille dans laquelle tourne librement un levier b b , qui,d’un coté, porte un poids, et de l’autre, une corde, à laquelle leseau c est accroché. Cette corde a plusieurs nœuds de distanceen distance, pour donner plus de prise aux mains de la per-sonne qui puise.

361. Le but de ce mécanisme aussi ingénieux que simple, estde séparer l’elfort de la personne qui puise, en deux portions àpeu près égales, dont la première a lieu lorsqu’elle fait descendrele seau ; car ; alors le poids k est soulevé, pour qu’il puisse en-suite coopérer à l’élévation du seau qui forme la seconde partiede l’efiort.

362. La fig. 3 (PI. XVI ) indique le moyen de faire agirun ou deux seaux , par l’intermédiaire d’un treuil à manivelle.Dans le cas où l’on veut employer deux seaux à la fois , il fautque la corde de l’un s’enveloppe sur le treuil dans un sens, tan-dis que celle de l’autre se développe en sens inverse, de sorte quele premier seau monte et le second descend, celui-ci fai-sant, en quelque sorte, contre-poids à l’autre. Chacune descordes du treuil passe sur une poulie fixe suspendue à une tra-verse que deux piliers en bois ou en maçonnerie soutiennent.

363. A l'égard de la manivelle du treuil, on doit se rappe-ler quelle produit des inégalités dans la résistance que le mo-teur éprouve aux divers points de la circonférence décrite dansson mouvement. Cet inconvénient, qui est très-appréciable,