DESSÈCHEMENT DES MARAIS. 179
suffisantes. Il faut alors recourir à l’agent le plus actif et le pluspuissant que le génie ait su s’approprier, je parle de la vapeur.
A l’aide de ce moteur dont l’énergie n’a pour ainsi dire point delimites, et qui possède la propriété précieuse d’agir en tous lieux eten tout temps, on peut surmonter les difficultés les plus grandeset effectuer les dessécliemens les plus considérables. Le dessè-chement de l’étang de Citis nous en offre un exemple mé-morable.
Dessèchement de l’étang de Citis.
53a. On trouve dans le tome 20 du Journal des Mines,une description du dessèchement de cet étang qui offrait detrès-grandes difficultés. Nous allons donner un extrait de cetteintéressante description.
L’étang de Citis est situé au sud-ouest du département desBouches-du-Rlione, à une petite distance d’un bras de merappelé Vétang de lierre. Plusieurs autres étangs se trouventdans le voisinage , mais celui de Citis est plus bas de plusieurspieds, et son niveau est d’environ 2 5 pieds au-dessous de celuide la mer. On doit considérer cet étang comme un vaste lorrainfermé par de hautes montagnes, dans lequel les eaux pluvialesse sont accumulées, et ou elles sont obligées de séjourner, n’ayantaucune issue.
533. Auprès de l’étang de Citis se trouve celui de Lavalducdont les eaux sont salées à 16 degrés: la facilité de faire coulerces eaux, en ouvrant un passage dans une montagne qui lessépare, et le décroissement des eaux de Citis survenu aprèsplusieurs années de sécheresse, ont donné lieu à l’établissementde la saline de Citis. Ce fut une société qui en lit les frais; ellevoulut prévenir le nouvel accroissement des eaux, et parvenirinsensiblement à l’entier dessèchement, en arrêtant sur les