DES IMUGATIONS. MJ*
5^6. On établit sur l’ouverture du puits une espèce de che-valet ui ni , formé de trois ou quatre perches reunies a leur som-met, et dont les autres bouts s’écartent et sont plantés en terresur les bords de l’ouverture.
577. Au sommet du triangle, que forme la réunion de cesperches, on fixe une poulie ; deux rouleaux sont placés sur leréservoir; ces rouleaux tournent sur des pivots. La corde, quiest attachée à la grande ouverture de l’outre en cuir, passe surla poulie, et aboutit au treuil ou elle se réunit avec le bout quiest attaché à la petite ouverture, et qui passe sur les rouleaux 1,2.
578. Lorsque l’outre en cuir est au fond du puits elle seremplit d’eau, et, en remontant, les deux bouts ouverts sont deniveau; dans cette position, que l’outre conserve dans son trajet,l’eau ne peut s’échapper ; mais, quand elle arrive au bord du ré-servoir, la petite extrémité passe par-dessus le rouleau, l’autremonte jusqua la poulie, l’outre se développe, l’eau s’échappeet passe dans le réservoir.
^79- se sert < l ue ï ( I ue ^°* s d’un cheval pour puiser à l’aidede l’outre que nous venons de décrire. La méthode en usagedans ce cas est très-simple. Les cordes, après avoir passé sur lapoulie et sur le rouleau, sont attachées au palonnier du cheval,qui, en parcourant un certain espace en ligne directe, fait mon-ter l'outre remplie d’eau ; puis il rebrousse chemin, l'outre alorsdescend dans le puits où elle se remplit de nouveau ; le chevalrecommence sa course et ainsi de suite.
58o. L’outre est laite avec un cuir de vache tanné, maissans apprêt, et cousu à la manière des tuyaux de pompe; lecercle en fer qui environne la grande ouverture a dix-huitpouces de diamètre et dix-huit lignes de grosseur; il porte desanses croisées en sautoir au sommet desquelles est attachéela corde-