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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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194 DES irrigations.

employée, a un autre inconvénient qui lui est propre, et quel’on a fait disparaître en grande partie dans la vis hollandaise. Cetinconvénient consiste à retenir dans son intérieur une tropgrande masse d’eau en proportion de celle quelle décharge. Il\est évident que ce grand poids nuit à la force motrice, parce qu’ilexige un plus grand effort pour être mis en mouvement, etparce qu’il augmente le frottement des tourillons. Ce memepoids fait souvent courber et déjeter la vis.

Ô87. L’expérience a d’ailleurs prouvé qu’à égalité de circon-stances , les roues à tympan et à escargots que nous décrironsbientôt, sont à la fois plus productives et plus faciles à établir,et qu’elles méritent conséquemment la préférence dans les tra-vaux d’irrigation.

588. Les vis d 'Archimède sont ordinairement mues par deshommes ou par des chevaux ; M. Pauu a proposé de les mettreen mouvement au moyen de l’eau même. Il se sert à cet effetde deux vis (PI. XXVII, lig.'8); la plus basse a, qui est aussila plus grosse , reçoit l’impulsion du fluide moteur. La secondeh plus longue , «l’un plus petit diamètre, mais concentrique àla première, élève une certaine quantité d’eau dans le réser-voir c. Les hélices des deux vis sont en sens contraire.

58g. Des expériences furent exécutées en présence d’une com-mission nommée par la société d’agriculture de Caen . La ma-chine avait les dimensions suivantes : petite vis 4 mètres de lon-gueur et o, mèt - 256 de diamètre ; grosse vis o, mèl 5 o de longueuret 0,776 de diamètre; elle était inclinée sous un angle de 35degrés, et mise en mouvement par une chute d’eau d’un demi-mètre au plus dans l’intérieur de la grande vis. Les résultats ob-tenus sont:

i°. La machine s’était déjetéc d’environ vingt-six millimètresen restant long-temps sans mouvement et sans abri.