DES IRRIGATIONS. 19$
2". Elle éprouvait, une llexion sensible, par suite de la fai-blesse de son axe ou noyau.
3°. Malgré ces défectuosités, elle faisait environ vingt tourssur elle-même par minute.
4 °. L’eau était élevée par la petite vis à la hauteur de r“%70au-dessus du courant à son entrée dans la grosse vis.
5°. Le rapport entre l’effet utile et la force du moteur étaitenviron de quatre dixièmes.
Sqo. M. Pattu proposait d’employer sa vis , telle quelle estindiquée %. 8, à trois usages : 1". à élever l’eau d’un courant àune plus grande hauteur; 2 0 . à mettre à sec desfouilles destinéesà des fondations, alors il faut que la grosse vis soit en haut ;3°. à dessécher un marais au moyen d’un courant qui agirait dansla petite vis, la grosse serait alors placée au pied et monteraitl’eau qu’011 voudrait faire sortir.
591. M. Le Normand a très-bien démontré (fi) que la con-struction proposée par M. Pattu dans ce troisième cas ne peutavoir lieu, que des obstacles insurmontables s’y opposent, etque, pour obtenir l’effet proposé, il faut disposer la vis de la ma-nière indiquée lig. 9 , c’est-à-dire, il faut que la vis motrice asoit la plus grosse, et soit placée au-dessus de la vis b destinée àélever l’eau ; il faut aussi qu’il y ait entre elles un certain inter-valle, pour permetre aux. eaux montantes et motrices, de se dé-charger dans le même réservoir, et pour que ces dernières neretombent point dans le marais, où elles augmenteraient en pureperte la masse d’eau à extraire.
(a) Annales des arts et manufactures, tom. III j seconde série.