198 DES IRRIGATIONS.
toute son eau à chaque tour de roue, et elle en peut verser une
grande quantité.
600. Le tympan des anciens dont Vitruve nous a transmis
la description était une espèce de roue à escargots, formant untambour creux, dont l’intérieur était divisé en huit espaceségaux, par autant de cloisons placées sur la direction de cesrayons. '
Chaque espace- ou cellule avait une ouverture d’un demi-pied de superficie, pratiquée dans la circonférence du tambourpour lacililer l’entrée de l’eau ; de plus l’essieu ou arbre, qui tra-versait et soutenait le tambour, était creux et contenait huitcanaux, dont chacun devait répondre à une cellule, afin quel’eau contenue dans la roue put couler à l’extrémité de l’arbrepour se décharger dans un coursier.
601. Cette roue était accompagnée d’une seconde roue àtambour qui lui était adossée, dans laquelle des hommes agis-saient par leur poids en marchant.
C02. La roue à escargots serait la plus parfaite des machineshydrauliques applicables aux irrigations, si elle n’avait l’incon-vénient de ne pouvoir élever l’eau qu’à la hauteur de sonaxe. Voilà pourquoi 011 est obligé souvent de lui substituerla roue à godets , laquelle peut faire parvenir l’eau jusqu’à sonsommet, c’est-à-dire, à une hauteur un peu moindre que sondiamètre.
Houes à godets , PI. IV, tig. r , 2 , 3 , etc.
( 5 o 3 . Nous avons déjà indiqué (21 etsuiv.) quelle est la formegénérale de ces sortes de roues.
On remarque généralement dans les roues à godets le défautgrave de répandre une partie de l’eau quelles élèvent. Ce défautest surtout notable dans les roues, figures 3 et 4 > °ù I® 8