DES irrigations. t 99
godets fixés à la roue se remplissent par un trou qu’ils ontdans l’angle d’une de leurs faces, et d’où leau sort pour sevider dans le coursier lorsqu’ils sont parvenus au sommet. Cessortes de roues versent tout au plus les deux tiers de l’eaupuisée, parce que, lorsque les godets en montant ont dépasséla hauteur du centre de la roue, ils commencent à verser l’eaueu s’inclinant de plus en plus.
G04. On a proposé divers moyens de remédier à ce défaut.Nous en avons décrit un (22 et 23 ); ce moyen, représentéligures 1 et 2 , serait fort bon , s’il n’était trop compliqué, et parcette raison d’une difficile exécution et d’un entretien coû-teux.
6 o 5 . On préfère de suspendre librement les seaux, figures 6et 7 , à des boulons de fer traversant un double rang de jantesà l’une desquelles sont attachées les aubes qui reçoivent le chocdu courant. La pesanteur des seaux les oblige de conserver leurverticalité en montant jusqu’au sommet de la rôtie où ils ren-contrent la paroi antérieure du réservoir, qui les oblige de s’in-cliner, de verser l’eau et de traverser le réservoir dans lequel ilstrouvent un rouleau qui facilite leur sortie. Par cette disposition,les seaux conservent toute l’eau qu’ils ont puisée.
G06. Les Espagnols ont emprunté des Maures cette machinetrès-utile dont on fait un bon usage dans les départemens méri-dionaux de la France .
G07. Elle est aussi simple que productive. Rosier dit, dansson Cours d’Agriculture (tome 8 pag. 402), que l’expérience lui adémontré qu’une noria mue par une mule qui travaille alterna-tivement pendant deux heures consécutives, et se repose toutautant, eleve par jour et de dix pieds de profondeur une quan-*