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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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DES irrigations. t 99

godets fixés à la roue se remplissent par un trou quils ontdans langle dune de leurs faces, et d leau sort pour sevider dans le coursier lorsquils sont parvenus au sommet. Cessortes de roues versent tout au plus les deux tiers de leaupuisée, parce que, lorsque les godets en montant ont dépasséla hauteur du centre de la roue, ils commencent à verser leaueu sinclinant de plus en plus.

G04. On a proposé divers moyens de remédier à ce défaut.Nous en avons décrit un (22 et 23 ); ce moyen, représentéligures 1 et 2 , serait fort bon , sil nétait trop compliqué, et parcette raison dune difficile exécution et dun entretien coû-teux.

6 o 5 . On préfère de suspendre librement les seaux, figures 6et 7 , à des boulons de fer traversant un double rang de jantesà lune desquelles sont attachées les aubes qui reçoivent le chocdu courant. La pesanteur des seaux les oblige de conserver leurverticalité en montant jusquau sommet de la rôtie ils ren-contrent la paroi antérieure du réservoir, qui les oblige de sin-cliner, de verser leau et de traverser le réservoir dans lequel ilstrouvent un rouleau qui facilite leur sortie. Par cette disposition,les seaux conservent toute leau quils ont puisée.

Noria .

G06. Les Espagnols ont emprunté des Maures cette machinetrès-utile dont on fait un bon usage dans les départemens méri-dionaux de la France .

G07. Elle est aussi simple que productive. Rosier dit, dansson Cours dAgriculture (tome 8 pag. 402), que lexpérience lui adémontré quune noria mue par une mule qui travaille alterna-tivement pendant deux heures consécutives, et se repose toutautant, eleve par jour et de dix pieds de profondeur une quan-*