ioo DES IRRIGATIONS.
tité d’eau suffisante pour remplir un bassin de 36 pieds de
longueur 12 de largueur sur 6 de profondeur.
608. Le même auteur rapporte un expédient bien simple aumoyen duquel on habitue les mules ou les chevaux destinés àtourner la roue à ne s’arrêter jamais pendant les deux heuresque leur travail doit durer; autrement il aurait fallu qu’il yeut près des mules un homme, le fouet à la main , sans cesseoccupé à les faire marcher.
60g. On attache à la barre où l’animal est attelé une petitesonnette, et elle est mise en action tant qu’il marche; c’est parle bruit quelle fait qu’on s’aperçoit s’il travaille ; mais il faut,l’accoutumer à ce travail, et lui apprendre que, dès que lacloche cesse de sonner, il est au moment de recevoir de grandscoups de fouets. On commence par lui boucher les yeux pardes lunettes, afin qu’il ne s’étourdisse pas en tournant circulai-rement; ces lunettes sont faites en cuir, chacune ressemble àun bouclier très-creux ou à une des sections d’un hémisphèrecoupé en deux par le milieu. 11 faut que dans sa capacité l’animaluit le mouvement libre de l’œil. Ces lunettes sont maintenuespar deux lanières; la supérieure passe derrière ses deux oreilles,et l’inférieure sous les deux branches de la partie supérieure desos de la mâchoire où elle s’attache au moyen d’une boucle.
610. Quatre hommes se placent, à des distances égales, àl’extrémité do la circonférence décrite par l’animal en tournant.Dès qu’il est mis en mouvement par la voix d’un des conduc-teurs , il doit régner le plus grand silence. Aussitôt que le chevals’arrête, un des conducteurs qui se trouve le plus près, lui as-sène un grand coup de louet, sans faire le plus léger bruit, etainsi de suite , pendant les deux heures de travail. Deux heuresaprès, époque à laquelle on remet l’animal au travail, les mêmeshommes reprennent leurs postes, gardent le même silence et