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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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MACH. A MOLETTES ET POMP. MUES PAR DES CHEV. 261chaînes : au bout de chacune d’elles est un crochet, et deuxanneaux sont solidement attachés aux bords du sac; de cettemanière il est tenu ouvert, et même suspendu; on le remplittandis que l’autre sac monte.

806. Au haut du puits est une corde passée sur une poulieet ensuite sur un treuil mis en mouvement par une petiteroue qu’un homme fait tourner ; au bout de cette corde estun crochet de fer; aussitôt que le sac est monté, l’on passe cecrochet dans une boucle ou anneau placé à la partie inférieuredu sac qui se pose sur le bord du puits. Alors on décroche lesac du câble de la machine à molettes, et l’on y en met un vide;on fait retourner les chevaux en sens contraire pour monter unautre sac ; pendant ce temps on porte l’embouchure du sac pleindans un traîneau en forme de petit chariot à quatre roues; c’esten ce moment qu’un homme appliqué au treuil ci-dessus le faittourner, aün de soulever la partie inférieure du sac, et de levider commodément dans le petit chariot; ce travail Se fait très-promptement («), et en 7 ou 8 heures (temps que les mêmeschevaux travaillent) ils élèvent 74 sacs de minerai de la pro-fondeur de 444 pieds. Si les puits sont plus ou moins profonds,le nombre des sacs varie. La grande vitesse avec laquelle on lesmonte vient de ce que l’on donne un très-grand diamètre auxtambours de la machine à molettes. Ils sont de 18 pieds, tantdans la partie inférieure que dans la supérieure, tandis que lesbras du levier n’ont que 22 pieds. Chaque sac étant rempli pèse* 5 oo livres. La machine est mue par 8 chevaux.

807. Jars a imaginé une machine à molettes où il a substi-tué au tambour ordinaire deux grandes fusées, en forme de troncde cône superposées: celte disposition présente quelques avan-

(rt) Jars, Voyages métallurgiques, tom. lit, pag. 1 45 .