268 MACII. MUES PAR L’EAU, EN USAGE DANS LES MINES,posé de deux troncs de cône réunis sur un môme axe du côtéde leur grande base. Cette forme produit une sorte de compen-sation à la variabilité de résistance produite par l’allongement etle raccourcissement des câbles,- sur chaque portion du tambourle câble commence à s’enrouler du côté qui a le moindre dia-mètre, dans le moment où, la tonne étant à la plus grande pro- 'fondeur, le câble agit par tout son poids; au fur et à mesure quela tonne monte, le câble se loge sur une partie qui a un plusgrand diamètre , et qui conséquemment compense par un plusgrand levier la diminution du poids.
La longueur ainsi que le diamètre du tambour doiventse régler d’après la profondeur des puits et la quantité de câblequ’il doit contenir. H yen aqui ont 16 ou 18 pieds de longueur,et dont le plus grand diamètre a i5 ou 16 pieds, et le petit 8 àio pieds.
826. Ces tambours sont composés de trois cintres circulairesappelés larmiers , dont chacun est composé de courbes circu-laires assemblées par des croix ; le tambour est couvert de bar-reaux en bois sur lesquels les câbles s’enveloppent. Pour empê-cher que les câbles ne glissent hors du tambour, on'place desrebords aux deux extrémités.
827. Quand une tonne ou bien un sac rempli de minerai estparvenu au sommet du puits, on ferme la vanne, ou pour mieuxdire, la bonde de l’ouverture par où l’eau motrice tombe dans lesgodets, alin que la machine s’arrête pendant le temps nécessairepour décrocher la tonne pleine et en accrocher une-vide; maiscomme la roue continue à se mouvoir, après la fermeture de labonde à cause de son inei'tie ou de sa tendance à persévérer dansle mouvement qui lui avait été précédemment communiqué;et que d’autre part, il existe encore de l’eau dans les godets quin’ont pas eu le temps de se décharger complètement; et que ces