292 MACHINES A VAPEUR EMPLOYÉES DANS LES MINES,grand cylindre, et elle aune égale intensité en ces trois lieux ; maisen même temps le vide se fait par la condensation en dessous dugrand cylindre, de sorte que ce piston est poussé par la forcetotale de la vapeur qui agit sur sa face supérieure, et il entraînele petit piston dans sa marche.
902. A mesure que les pistons descendent, la vapeur cou*tenue entre les deux occupe progressivement un plus grand es-pace en se répandant dans la partie supérieure du grand cylin-dre que la descente du piston a laissé libre: or, la vapeur ne peutoccuper un plus grand espace sans perdre une portion de son éner-gie, conséquemment sa pression sur le grand piston diminue ;mais d’un autre côté, l’équilibre cesse d’exister entre la vapeurqui presse le petit cylindre en-dessus, qui est toujours constante,et celle en-dessous qui s’affaiblit par la raison que nous venonsd'indiquer ; il en résulte que le petit piston gagne en force, tan-dis que le grand perd; mais ce gain et ceu« perte ne se com-pensent point exactement, de sorte que dans la descente du pis-ton l’effort le plus grand a lieu au commencement de la des-cente; lorsque le piston est arrivé à la moitié de sa course,l’effort n’est à peu près que la moitié du précédent et à la lin desa course qu’un peu plus d’un tiers. Les mêmes effets ont lieu ensens inverse lors de la montée des pistons. Les irrégularités dumouvement que nous venons de signaler sont corrigées par l’ac-tion modératrice d’un volant.
Machine à vapeur portative de M. Pcrrier, PI. XXVII , fig. 16.
903. MM. Verrier ont pensé que ce serait rendre un grandservice aux arts, si l’on pouvait composer la machine à vapeurde manière à la placer sans frais au milieu d’un atelier, et larendre pour ainsi dire portative; en conséquence ils ont imaginéla machine représentée fig. 12 dont le cylindre A, dans lequel agît