raies; et ce sont communément des lames métalliques, d’unefinesse extrême, enveloppées en spirale autour d’un fil de soie.
Quelques-unes de ces matières ont la force en partage, d’au-tres se font admirer par leur finesse et leur flexibilité; d’autres,enfin , séduisent par leclat ou la rareté. Elles peuvent être em-ployées isolément; et, si on les entremêle, elles fournissentd’inépuisables modifications.
Les apprêts qui disposent une matière filamenteuse quel-conque à subir la filature, peuvent singulièrement modifier sanature; c’est ainsi qu eL; b* ,communiquent
à la laine des propriétés bien différentes; le premier donnel’aptitude de former un fil velu, comme l’exige la draperie; lesecond, une apparence lisse, telle qu’il la faut pour les étoffesrases.
La filature est le résultat de l 'étirage et de la torsion que l’onfait éprouver aux filamens après les avoir convenablement épurrés, et ens uite rardés nn hian p ei g nés. JJétirage règle la finessedu fil; la torsion comprime et resserre plus ou moins les fila-mens qui le composent.
Souvent les fils passent au tissage aussitôt qu’ils ont été blan-chis , d’autres fois on les soumet préalablement à la teinture.
Le tissage modifie l’apparence du tissu de deux manières,i°. par l’intromission, dans la chaîne ou dans la trame y de filsde diverses grosseurs ? plus ou moins tords, ou bien dont lescouleurs varient suivant une disposition déterminée; 2°. par les