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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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APPRÊTS DE LA LAINE.

Hallage.

8. Les laines étant séchées doivent être battues. A cet effet one'tend les toisons sur une claie, et un ouvi'ier armé , de chaquemain, dune gaulette ou baguette de houx de la grosseur dundoigt, frappe dessus avec force et vitesse par coups alternes.La laine souvre, se dilate, laisse échapper les ordures qui ysont mêlées , et qui passent au travers de la claie.

9. La claie est formée par des cordes de la grosseur du doigt,passées dans des barres percées, et disposées de manière quonpuisse les serrer en lacet à volonté, pour les entretenir toujourstrès-tendues ; elles en sont par- plus élastiques , et concourentavec les baguettes à dilater plus mollement et plus promptementla laine , et à la purger beaucoup mieux.

10. Le batteur doit avoir lattention de ne battre que sur lechâssis , cest-à-dire , quil doit observer que ses baguettes nefrappent point la laine à plomb de toute leur longueur -, maisseulement par leffet du ressort. Cette opération nayant pourobjet que de faire tomber les ordures et douvrir la laine, si lesbaguettes la frappent directement, elles la resserrent au con-traire et tendent a la feutrer.

Puisage en maigre.

11. Le puisage ou épluchage après le battage , a pour but deséparer de la laine toutes les parties durcies ou jaunies et tena-ces qui sy trouvent entremêlées et qui rendraient le peignageou le cardage plus difficile , et la laine moins blanche et moinsdouce. Ce sont des femmes qui font ordinairement ce travail :elles coupent, avec de petites forces à main , toutes les partiesquelles nont pu séparer autrement.