APPRÊTS DE LA LAINE.
Peignage et cardage.
12. Après que la laine a été épluchée , battue, dégraissée , ilfaut, avant de la filer , la peigner ou bien la carder ; ces deuxpréparations produisent des effets dont la différence est très-sensible. La première sert pour la laine destinée à former lesétoffes rases et sèches, unies et croisées ; la seconde pour cellequi doit être mise en usage dans les draperies.
1 3 . Le peignage de la laine a pour but, i°. d’ouvrir la lainesans la briser ; 2 0 . d’en dégager les matières grossières et étran-gères qui s’y trouvent ; 3 °. de démêler les frïariltms yrtc-ies-yangeret de les coucher parallèlement les uns près des autres en conser-• vaut toute leur longueur; 4°- de séparer lesfilamens longs d’avecles courts auxquels on donne le nom de peignons. Par cettepréparation, la laine acquiert beaucoup de force, et elle devientferme , nette, luisante, et telle en un mot quelle doit être pourformer les étoffes dont le principal mérite est de montrer unebelle corde et bien unie.
14. Le cardage brise la laine en l’ouvrant ; ce brisage multi-plie les poils de la laine , rend les fils plus hérissés et plus velus,et par conséquent plus disposés à se lier et à s’entremêler lesuns avec les autres. Par le cardage, la laine prend beaucoupd’expansion ; les filamens , courts et brisés, n’ont en particulierni respectivement aucune direction déterminée , ils tendent às’accrocher mutuellement, d’où il arrive que lorsque les fils delaine cardée sont employés à la composition d’un tissu , ils ontla plus grande disposition à draper.
1 5 . Dans les fabriques de draps, avant de livrer la laine auxcardes, on se sert pour ouvrir et démêler ses filamens , d’uneespèce de machine à laquelle on donne vulgairement le nomde loun.
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