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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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II

APPRÊTS DU COTON.

34. Le cardage à la main étant maintenant délaissé, il estinutile den parler. Celui à la mécanique, qui se fait avec autantde précision que de célérité, sera décrit dans le chapitretroisième.

Savonnage.

35. Souvent le coton , avant dêtre soumis au cardage , estpréalablement assujetti à une autre opération, qui consiste à lefaire tremper dans une chaudière remplie deau, dans laquelleon a délayé une certaine dose de savon. Leau de savon dé-gomme le coton, ladoucit, le dilate et le rend beau coup pluscoulant au cardage et à la filature.

36. Lorsquon lève le coton de leau de savon, on le metdans une toile bien claire , dans laquelle on le tord. Dansquelques manufactures on le soumet à laction dune presse dontla table a quatre pieds en carré, et est surmontée de quatreplanches de sapin posées de champ et traversées par des cla-vettes qui les retiennent, le coton est placé entre la table et cesplanches qui doivent être de sapin pour ne point colorer lecoton. Le coton destiné à être filé très-fin et très-tors , à la*canique , doit en général être savonné.

37 . Les opérations préparatoires que le coton éprouve avantla filature sont donc, i°. le battage, lépluchage et le savonnagequi le dispose à être cardé ; i°. le premier cardage produit pardes cardes cylindriques , qui forment de larges nappes ; 3°. lesecond cardage, qui réduit les nappes à une moindre largeur enles perfectionnant ; 4°- le dernier cardage, qui transforme lespetites nappes en bandes étroites nommées rubans.

Filature.

38. La filature par mécanique se fait à plusieurs reprises et