II
APPRÊTS DU COTON.
34. Le cardage à la main étant maintenant délaissé, il estinutile d’en parler. Celui à la mécanique, qui se fait avec autantde précision que de célérité, sera décrit dans le chapitretroisième.
Savonnage.
35. Souvent le coton , avant d’être soumis au cardage , estpréalablement assujetti à une autre opération, qui consiste à lefaire tremper dans une chaudière remplie d’eau, dans laquelleon a délayé une certaine dose de savon. L’eau de savon dé-gomme le coton, l’adoucit, le dilate et le rend beau coup pluscoulant au cardage et à la filature.
36. Lorsqu’on lève le coton de l’eau de savon, on le metdans une toile bien claire , dans laquelle on le tord. Dansquelques manufactures on le soumet à l’action d’une presse dontla table a quatre pieds en carré, et est surmontée de quatreplanches de sapin posées de champ et traversées par des cla-vettes qui les retiennent, le coton est placé entre la table et cesplanches qui doivent être de sapin pour ne point colorer lecoton. Le coton destiné à être filé très-fin et très-tors , à la mé*canique , doit en général être savonné.
37 . Les opérations préparatoires que le coton éprouve avantla filature sont donc, i°. le battage, l’épluchage et le savonnagequi le dispose à être cardé ; i°. le premier cardage produit pardes cardes cylindriques , qui forment de larges nappes ; 3°. lesecond cardage, qui réduit les nappes à une moindre largeur enles perfectionnant ; 4°- le dernier cardage, qui transforme lespetites nappes en bandes étroites nommées rubans.
Filature.
38. La filature par mécanique se fait à plusieurs reprises et