ÏO APPRÊTS DU COTON.
aux quatre coins des poignées pour le pouvoir remuer plus
commodément.
• 29 . Depuis quelques années , les Anglais se servent, dansleurs colonies , de presses hydrauliques pour comprimer avecplus de force le coton destiné à être transporté en Europe . LeGouvernement Français a adopté cette même méthode pour leSénégal où il vient d’expédier des presses hydrauliques très-puissantes , pour l’emhallage du coton , dont la culture pros-père dans cette colonie, et promet d’importans développemens.
30. Le coton est livré aux manufacturiers plus ou moinsencombré de matières hétérogènes dont il faut le purger soi-gneusement. On obtient c et effet par le battage, le cardage etl’épluchage.
Battage.
31. Le battage s’effectue de deux manièi’es ; ou à la mainavec des baguettes , ou par le moyen de mécaniques - r nous neparlerons ici que de la première , la seconde sera développéedans le chapitre second.
32. On bat le coton au sortir de la balle sur une claie decorde, avec des gaulettes de coudrier, à peu près comme on enuse pour la laine ( 8 ). On l’épluche ensuite, c’est-à-dire , on enretire le plus que l’on peut de pépins, d'ordures, de floconsdurcis etc., et puis on le soumet au cardage.
Cardage.
33. Le cardage mêle les filamens en tous sens, les disposesur leur longueur , et en forme d’abord de larges nappes légères’et d’égale épaisseur ; puis, par des opérations subséquentes , lecardage réduit les nappes en rubans susceptibles d’être facile-ment blés en gros.