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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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APPRÊTS DU COTON. l3

cylindre inférieur de chaque rang est métallique et cannelé ; lesupérieur est en bois et revêtu de basane , de drap ou de feutre.Ces trois paires de cylindres sont mues par un engrenage quileur donne des vitesses différentes, de telle sorte que la vitessede la seconde paire est plus grande que celle de la première ;mais moindre que la vitesse de la troisième. Celte différence devitesse produit l’étirage. Au sortir des cylindres , tous les filsparcourent un certain espace pour aller s’envelopper sur desbobines à ailettes , à peu près semblables à celles des rouets or-dinaires et qui produisent la torsion et Yévidage par des prin-cipes analogues. Tel est l’embrion d’une continue., ilo.nt_ nousdévelopperons les détails dans le second livre.

43. Dans le mull-jenny, letirage se fait à la fois par deuxmoyens différens , x°. par un système de cylindres semblablesà ceux de la continue ; 2 0 . par la translation des bobines placéessur un chariot mobile, qui, en parcourant horizontalement uncertain espace , allonge les fils au sortir des cylindres. Lesbobines placées sur ce chariot sont de simples broches sansailettes. Un mécanisme fort ingénieux arrête le mouvement descylindres lorsque le chariot se meut en sens contraire, et lorsqueétant immobile la torsion s’opère.

44- On emploie dans les filatures deux sortes d’appareils ,l’un pour filer en gros , l’autre pour perfectionner le fil et luidonner la finesse qui lui convient. Ces appareils ne diffèrentordinairement que par le nombre de broches ■ celui pour lafilature en gros en a moins que celui pour la filature en fin.Ainsi, si le mull-jenny en gros a 108 broches, le mull-jennyen fin en aura 216. Un bon mull-jenny en fin, conduit parun Jileur et deux rattacheurs , peut produire en terme moyen,80 livres de fil au n°. 3o, en une journée de onze heures detravail.