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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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APPRÊTS DE LA SOIE.

T 4

Article iii.

Apprêts de la soie.

45. Jusquau sixième siècle de lère chrétienne , lart de fa-çonner la soie nétait connu et pratiqué que par les Chinois etquelques autres peuples de lAsie . Du tems dAurélien, les étoffesde soie étaient si rares en Europe , que cet empereur ( suivantle témoignage de T^opisque ) refusa à son épouse une robe desoie , quelle lui demandait avec beaucoup dinstance, par laraison quelle coûterait trop.

46. Les vers à soie furent imp ortés en Europe par deux moi-nes qui en lan 555 apportèrent de lInde à Constantinople ,ces précieux insectes , avec les instructions nécessaires pourles élever, pour en tirer et filer la soie. Les premières fabri-ques détoffes de soie furent établies à Athènes , à Thèbes , àCorinthe , à Palerme . Ce ne fut que vers le quinzième sièclequelles commencèrent à se propager en France .

47 . Les méthodes de faire éclore les vers à soie, de les élever,de les nourrir , de les gouverner , étant du ressort de lagrono-mie , nous ne devons point nous en occuper. Il suffit que nousjetions un coup dœil rapide sur les préparations que reçoiventles coques avant le tirage. Ces préparations sont de deux espèces :les unes ont pour but détouffer les vers à soie renfermés dansles coques ; les autres consistent dans un triage pour séparer lesplus belles coques davec celles qui sont défectueuses.

48. Lorsque la coque est dans sa perfection , il ne faut pointlaisser le temps à linsecte de percer lenveloppe qui lentourepour sortir de la prison quil sest lui-même fabriquée, car,si cela arrivait, la coque ne serait plus susceptible de fournir unfil continu, tel que lexigent les opérations du tirage. Il faut