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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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APPRÊTS DE LA SOIE- 17

55. La soie qui enveloppe la coque ou cocon , nest dans sonprincipe quune espèce de gomme extrêmement ductile, elleconserve encore au moment du tirage une sorte de viscosité quifait adhérer les filamens aussitôt quils se touchent ; il est donctrès-important que tous ses filamens, depuis la bassine jusquaudévidoir , se croisent sans sentremêler et sans se toucher.

Moulinage.

56. Lorsque la soie a été tirée des cocons sur le dévidoir, elle

forme différens échevaux, et est appelée soie grèze, cest-à-dire,soie simple et sans apprêt. - - -

57 . On dévide la soie de ces écheveaux sur des bobines; cesbobines remplies de soie sont portées sur un moulin dont leffetest de tordre chaque brin de soie à mesure quil se dévide dunebobine sur une autre : cette opération est appelée premier apprêt,parce queffectivement la soie y est tordue une première fois.

58. La soie tordue à un bout sur le premier moulin est redé-vidée à la main sur de nouvelles bobines, à deux, trois et quel-quefois quatre bouts, suivant la nature de létoffe à laquellecette soie est destinée.

59 . Ces dernières bobines garnies de soie à plusieurs bouts ,sont portées sur un moulin différent, dont leffet est de retordre,à contre-sens du premier , chaque fil de soie double ou triple àmesure quil monte sur une espèce de dévidoir quon nommeguindre ; et sur lequel chaque fil de soie vient fournir un éche-veau particulier. Cette seconde opération sappelle donner lesecond apprêt, parce que la soie y est tordue une seconde fois :cest après cette seconde opération que la soie change de nomet se nomme organsin.

60 . Lorgansin nest donc autre chose que la soie qui, aprèsavoir ete tirée du cocon , a reçu deux apprêts différens; le pre-

De s Machines propres à confectionner les étoffes. 3