APPRÊTS DE LA SOIE- 17
55. La soie qui enveloppe la coque ou cocon , n’est dans sonprincipe qu’une espèce de gomme extrêmement ductile, elleconserve encore au moment du tirage une sorte de viscosité quifait adhérer les filamens aussitôt qu’ils se touchent ; il est donctrès-important que tous ses filamens, depuis la bassine jusqu’audévidoir , se croisent sans s’entremêler et sans se toucher.
Moulinage.
56. Lorsque la soie a été tirée des cocons sur le dévidoir, elle
forme différens échevaux, et est appelée soie grèze, c’est-à-dire,soie simple et sans apprêt. - - ■ -
57 . On dévide la soie de ces écheveaux sur des bobines; cesbobines remplies de soie sont portées sur un moulin dont l’effetest de tordre chaque brin de soie à mesure qu’il se dévide d’unebobine sur une autre : cette opération est appelée premier apprêt,parce qu’effectivement la soie y est tordue une première fois.
58. La soie tordue à un bout sur le premier moulin est redé-vidée à la main sur de nouvelles bobines, à deux, trois et quel-quefois quatre bouts, suivant la nature de l’étoffe à laquellecette soie est destinée.
59 . Ces dernières bobines garnies de soie à plusieurs bouts ,sont portées sur un moulin différent, dont l’effet est de retordre,à contre-sens du premier , chaque fil de soie double ou triple àmesure qu’il monte sur une espèce de dévidoir qu’on nommeguindre ; et sur lequel chaque fil de soie vient fournir un éche-veau particulier. Cette seconde opération s’appelle donner lesecond apprêt, parce que la soie y est tordue une seconde fois :c’est après cette seconde opération que la soie change de nomet se nomme organsin.
60 . L’organsin n’est donc autre chose que la soie qui, aprèsavoir ete tirée du cocon , a reçu deux apprêts différens; le pre-
De s Machines propres à confectionner les étoffes. 3