Buch 
[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
Entstehung
Seite
18
JPEG-Download
 

18 APPRÊTS DE LA SOIE,

mier qui consiste à tordre sur le moulin chaque brin de soieen particulier, et le second, à joindre plusieurs de ces brinsséparément-tordus, et à les retordre ensemble pour en formerune espèce de petite corde de soie câblée.

61. On a été obligé de travailler ainsi la soie pour la mettreen état de résister aux différens efforts quelle doit éprouver à lateinture, et sur le métier , lors de la fabrication de létoffe.

62. La soie reçoit à la teinture plusieurs fois laction duchevillage , elle souffre une extension considérable, parceque les écheveaux y sont fortement tordus par deux grosseschevilles, soit pour en exprimer lhumidité, soit pour ouvrirla soie et lni donner du lustre.

63. Quand elle a reçu un mauvais apprêt, cest-à-dire, quellea été inégalement tordue sur un moulin, les fils qui sont lemoins tordus ne peuvent obéir à la cheville comme ceux qui lesont davantage, d il résulte que plusieurs fils sénervent etse rompent, et que la soie nayant pu être également ouvertedans toutes ses parties , ne présente point à lœil une nuance decouleur parfaitement égale.

64. Linégalité dapprêt dans les soies occasione encore plu-sieurs inconvéniens dans la fabrication de létoffe; il est doncbien essentiel que non-seulement la soie ait été tirée du coconbien nette et bien égale, mais encore quelle ait ieçu,dans sessecondes préparations, un degré de torsion bien égal et bien suivi.

Décreusage.

65. Cette opération consiste à enlever à la soie les principesqui altèrent sa blancheur et sa souplesse. M. Roard a lu, en 1808,à lInstitut, un mémoire très-intéressant, dans lequel il a exposéles recherches dont il sétait occupé pour découvrir les modesdeffectuer le décreusage ayec toute la perfection désirable. Yoici