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APPRÊTS DU CHANVRE ET DU LIN.leur centre de rotation en d, et dont la partie antérieure reposésur des chevilles, dont on peut changer la position.
67. On place les tiges sur la table b ; un ouvrier fait tournerrapidement Taxe des fléaux à l’aide de la manivelle x; pendantce temps, un second ouvrier remue , en diverses directions, lestiges soumises à la percussion des fléaux. On doit observer queles fléaux ne servent que pour le chanvre ; la graine de lin sedétachant moins aisément que le chènevis, lorsqu’il s’agit debattre le lin, on ôte les fléaux, et on y substitue des battoirs,dont un est figuré PI. I, fig. 3 .
Rouissage.
68. Le rouissage a pour but de séparer les filamens du chanvreou du lin de la cbènevotte qu’ils enveloppent.
Deux manières de rouir le chanvre sont habituellement enusage. La première consiste à étendre la plante sur le pré oule gazon, à la retourner deux ou trois fois par semaine, jusquace que l’air, la lumière, les rosées ou les pluies aient disposé lafilasse à se séparer aisément de la chènevotte. Le résultat estplus ou moins long à obtenir, suivant le temps ou l’état del’air; et souvent, dans certains pays, ce n’est qu’au bout dequarante jours que l’opération est finie. Par cette méthode dé-fectueuse , qui donne presque toujours un rouissage inégal, l’ons’expose à voir le chanvre détérioré par de longues pluies oudispersé par le vent.
69. La seconde méthode, qui est la plus usitée, consiste à dé-poser les bottes de chanvre dans les rivières, les ruisseaux, lesfossés, les mares, et à les y retenir pendant un certain nombrede jours, selon le degré de chaleur de l’eau ou de l’atmosphère.
70. Le rouissage occasione une foule d’inconvéniens, dontle plus grave est celui de vicier l’air par des émanations délé-