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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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20 APPRÊTS DU CHANVRE ET DU LIN.

7 0 . Que la soie, après avoir été séparée par le décreusage detoutes les matières qui masquaient sa blancheur et son brillant,perd ensuite dans ce bain, par laction continuée du savon,toutes les propriétés quelle y avait acquises ; elle y devientterne, raide et colorée, par la dissolution dune partie plus oumoins considérable de son tissu ; dissolution qui sopère danstous les liquides, et qui a lieu même dans leau bouillante. Cestà cette cause quon doit attribuer limpossibilité daluner àchaud les soies, et la destruction dune partie de leur brillant danstoutes les couleurs un peu brunes, pour lesquelles on est obligédemployer la chaleur de leau bouillante ;

8°. Quon peut remédier à ces graves inconvéniens, en ne fai-sant bouillir les soies que le temps nécessaire pour les décreusercomplètement, et en ne les soumettant quà des températuresmoins élevées dans toutes les opérations de teinture.

Article iv.

Apprêts du chanvre et du lin.

66 . Après la récolte du chanvre et du lin, la première ope-ration consiste à séparer le chènevis ou la graine des tiges aux-quelles elle appartient. M. Ezéchiel Cléall a inventé unemachine fort simple pour obtenir cette séparation. La sociétédencouragement de Londres a récompensé M. Cléall , en luiaccordant une gratification de 20 guinées. Cette machine, re-présentée PI. I, fig. 2, consiste en huit fléaux aaaa, disposésautour dun axe tournant; ils correspondent à une table b,élevée de deux pieds au-dessus du sol, et dont la largeur estdenviron trois pieds, et la longueur de quatre pieds et demi.Cette table est disposée de manière quon peut lélever ou labais-ser à volonté ; à cet effet elle repose sur deux leviers ce , qui ont