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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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48 MACHINES A CARDER,

racine ; au moyen (le ce mouvement, les brins sentrelacent, etles lamelles de chaque brin, en saccrochant à celles des autresbrins qui se trouvent dirigées en sens contraire, maintiennent letout dans la contexture serrée que la pression leur a fait prendre.A mesure que le tissu se serre, la pression des mains doit aug-menter, tant pour le serrer davantage que pour entretenir lemouvement progressif des brins et leur entrelacement quiéprouve alors une difficulté plus grande ; mais dans cette opéra-tion , les brins de laine saccrochent seulement les uns aux autreset non pas à la toile, dont les libres sont lisses et ne présententpas la même facilité à cet égard.

CHAPITRE TROISIÈME.

Machines à carder.

1 56. T o u t e s les machines à carder sont composées dunnombre plus ou moins grand de cylindres revêtus de lanièresde cuir, dans lesquelles est insérée une multitude de fils de feraigus et recourbés, très-rapprochés et disposés par rangéesrégulières, à distances égales. Les lanières dont nous parlonsse nomment feuillets ou rubans de cardes.

107. La plupart des cardiers ou fabricans de cardes confec-tionnent leurs feuillets ou rubans à laide doutils fort simples ;dautres plus habiles se servent de machines qui produisent untravail à la fois plus prompt et plus régulier. 11 paraît que cessortes de machines , qui ont pris naissance en Angleterre ,ont été perfectionnées en Amérique . Elles furent ensuite impor-tées en France , elles ont reçu des améliorations. Nous ne