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racine ; au moyen (le ce mouvement, les brins s’entrelacent, etles lamelles de chaque brin, en s’accrochant à celles des autresbrins qui se trouvent dirigées en sens contraire, maintiennent letout dans la contexture serrée que la pression leur a fait prendre.A mesure que le tissu se serre, la pression des mains doit aug-menter, tant pour le serrer davantage que pour entretenir lemouvement progressif des brins et leur entrelacement quiéprouve alors une difficulté plus grande ; mais dans cette opéra-tion , les brins de laine s’accrochent seulement les uns aux autreset non pas à la toile, dont les libres sont lisses et ne présententpas la même facilité à cet égard.
CHAPITRE TROISIÈME.
Machines à carder.
1 56. T o u t e s les machines à carder sont composées d’unnombre plus ou moins grand de cylindres revêtus de lanièresde cuir, dans lesquelles est insérée une multitude de fils de feraigus et recourbés, très-rapprochés et disposés par rangéesrégulières, à distances égales. Les lanières dont nous parlonsse nomment feuillets ou rubans de cardes.
107. La plupart des cardiers ou fabricans de cardes confec-tionnent leurs feuillets ou rubans à l’aide d’outils fort simples ;d’autres plus habiles se servent de machines qui produisent untravail à la fois plus prompt et plus régulier. 11 paraît que cessortes de machines , qui ont pris naissance en Angleterre ,ont été perfectionnées en Amérique . Elles furent ensuite impor-tées en France , où elles ont reçu des améliorations. Nous ne