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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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5o MACHINES A CARDER.

y parallèles et égales , qui se replient et sélèvent à angle droit surla base z. De profil, chacune de ces branches forme un angleabc. Les branches x , y entrent dans deux trous contigus de lapeau , et sélèvent au-dessus de sa surface supérieure j la base bsappuie contre la surface inférieure.

162 . Il faut que tous les petits crochets soient parfaitementégaux et semblables. Leur formation résulte de trois opérations.ï°. On coupe autant de bouts de fil de fer quil doit y avoir decrochets et la longueur de ses bouts est proportionnée à les-pèce de carde que lon veut faire. Si celte première opération nedonne point de longueurs exactement pareilles , il faut les éga-liser à laide dun outil appelé jauge ou par tout autre moyen j2 °. On replie chacun des fils pour former les deux branchesx, y qui sélèvent perpendiculairement sur la base z. 3°. Oncourbe les deux branches x ,y e ton leur donne la forme angu-laire abc.

163. Les crochets étant préparés, on les passe dans les trousde la peau piquée, et on les affermit avec de la colle forte ,après sêtre bien assuré quil ny a point de pointes ou crocs à corntre-sens,- car il est évident que tous les angles doivent avoir leurscôtés parallèles, et les sommets tournés du même côté. Onprend ensuite une pierre de grès très-fine, et on sen sertpour aiguiser les pointes et enlever le tnorfil. Il ne sagitplus, après cela, que de redresser les crocs qui ont pris unefausse position , et de démêler ceux qui se sont embarrassés lesuns dans les autres. Cette opération se fait à laide dun petitcanon emmanché , dont louverture est à peu près égale au dia-mètre du fil.

Nous ne parlerons point des cardes à main que tout le mondeconnaît. Nous ne nous occuperons que des cardes mécaniques ,en commençant par une des plus anciennes connues.