5o MACHINES A CARDER.
y parallèles et égales , qui se replient et s’élèvent à angle droit surla base z. De profil, chacune de ces branches forme un angleabc. Les branches x , y entrent dans deux trous contigus de lapeau , et s’élèvent au-dessus de sa surface supérieure j la base bs’appuie contre la surface inférieure.
162 . Il faut que tous les petits crochets soient parfaitementégaux et semblables. Leur formation résulte de trois opérations.ï°. On coupe autant de bouts de fil de fer qu’il doit y avoir decrochets et la longueur de ses bouts est proportionnée à l’es-pèce de carde que l’on veut faire. Si celte première opération nedonne point de longueurs exactement pareilles , il faut les éga-liser à l’aide d’un outil appelé jauge ou par tout autre moyen j2 °. On replie chacun des fils pour former les deux branchesx, y qui s’élèvent perpendiculairement sur la base z. 3°. Oncourbe les deux branches x ,y e ton leur donne la forme angu-laire abc.
163. Les crochets étant préparés, on les passe dans les trousde la peau piquée, et on les affermit avec de la colle forte ,après s’être bien assuré qu’il n’y a point de pointes ou crocs à corntre-sens,- car il est évident que tous les angles doivent avoir leurscôtés parallèles, et les sommets tournés du même côté. Onprend ensuite une pierre de grès très-fine, et on s’en sertpour aiguiser les pointes et enlever le tnorfil. Il ne s’agitplus, après cela, que de redresser les crocs qui ont pris unefausse position , et de démêler ceux qui se sont embarrassés lesuns dans les autres. Cette opération se fait à l’aide d’un petitcanon emmanché , dont l’ouverture est à peu près égale au dia-mètre du fil.
Nous ne parlerons point des cardes à main que tout le mondeconnaît. Nous ne nous occuperons que des cardes mécaniques ,en commençant par une des plus anciennes connues.