MACHINES A CARDER-'
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Ancienne machine à carder le coton, PI. IV, fig. i.
164. Cette machine a été décrite en 1780, par Roland de la Platière , dans l'art du fabricant de velours de coton. Ellecardait de 5 o à 60 livres de coton par jour. Le coton à carder estdisposé sur une toile sans fin a a, tendue entre deux rouleauxjun premier cylindre s’empare peu à peu de ce coton, le faitpasser entre lui et un cylindre semblable qui est au-dessous, etle livre au petit cylindre d revêtu de cardes.
1 65 . Le coton passe du cylindre d à un autre plus grand e , delà au cylindre moyen , de celui-ci au tambour ■g-y-cpii est sur-monté de quatre petits cylindres r , 2 , 3,4? soutenus par descroissans de fer, sur des vis à écrou qui traversent le quart decercle fixe x x • et enfin, après avoir éprouvé l’action du derniercylindre l , il est détaché de ce cylindre en forme de loqueMes ,par l’action d’un rouleau m garni de lames de fer-blanc ; il tombesur le plan incliné qui le conduit dans une boîte ou réceptacle.
166. Ainsi l’on voit que cette machine estcomposée, i°. d’unetoile sans-fin a a-, 2 0 . de cylindres cannelés, appelés cylindresnourrisseurs ; 3 °. de neuf cylindres couverts de cardes ; 4 °< d’unrouleau garni de lames de fer-blanc. Toutes ces parties sont muessimultanément par un même agent appliqué à une manivelle s.Des poulies et des cordes sans fin, tendues entre ces poulies, sontles organes qui transmettent le mouvement à toutes les partiestournantes et leur donnent la vitesse qui convient à chacune d’elles.Les lignes ponctuées indiquent la disposition des cordes sans fin.
167. Toute la charpente de cette mécanique est en bois de chênesain et très-sec, construite avec autant de solidité que d’exac-titude. Les grands cylindres sont à armure de fer, leur axecorroyé et tournant sur cuivre. Les vis et écrous pour rappro-cher ou éloigner les tasseaux de cuivre , et par conséquent les