machines a CARDER. 57
187. Les cylindres alimentaires ont ordinairement i5 lignesde diamètre.
Le diamètre du grand tambour varie entre 32 et 38 pouces.
Le tambour de décharge a un pied de diamètre.
188. La vitesse des deux tambours des cardes doit être ,comme nous venons de le dire, dans un rapport déterminé.Celui qui reçoit le coton des cylindres distributeurs, pour le re-porter sur le tambour à ruban, doit faire de seize à vingt révo-lutions, au plus, tandis que ce dernier n’en fait qu’une.
Dans quelques machines , le grand tambour ayant trois piedsde diamètre, fait vingt-cinq révolutions, pendantque le petitd’un pied, n’en fait qu’une : c’est un défaut reconnu surtout pourles lainages à courte soie ; quoique la nappe du cardage en pa-raisse plus belle, on a remarqué que les filamens en étaient tropbrisés par la vitesse disproportionnée du grand tambour au pe-tit ; le ül qui résulte de l’emploi de ce coton doit être nécessai-rement moins adhérent, plus chargé de filamens non réunis, etconséquemment plus velu.
189. Le produit moyen d’une carde à nappes est de 3o livrespar journée de douze heures , en supposant que le grand tam-bour décrive environ cent révolutions en une minute.
190. La charge de la carde est de 4 onces environ de cotonou laine étendus le plus également possible sur une longueur de3o pouces de toile, qui la transmet aux cylindres alimentaires.
191. L’objet principal des machines à carder est de démêlerles filamens, de rompre leurs adhérences, et de les distribuerégalement sous forme de nappes ou de rubans.
De la régularité de cette première distribution dépendent es-sentiellement légalité du fil, et la possibilité de lui donner la plusgrande finesse.
192. Pour obtenir cette régularité si importante, il faudi’ait
üe s Machines propres à confectionner les étoffes. 8