58 MACHINES A CARDER.
que le cotou pût arriver au grand tambour, en quantité parfai-tement égale dans tous les instans du travail de la machine. Ilserait nécessaire, à cet effet, que le tambour et les cylindresconservassent inaltérablement une forme parfaitement cylindri-que , et qu’ils ne fussent aucunement susceptibles d’éprouver lesinfluences des variations atmosphériques.
193. Il est évident que si les formes et les dimensions destambours et des cylindres varient, quoique insensiblement il enrésulte que , partout où il y a défaut de rondeur, les parties lesplus éminentes entraînent plus de coton que les parties basses ,et qu’il s’ensuit des inégalités inévitables dans la grosseur dela nappe et du ruban.
194. Plusieurs constructeurs ont recherché les moyens d’é-viter cet inconvénient. M. Molard a fait construire des cylin-dres et des tambours qui conservent parfaitement leur rondeur,et il est parvenu à ce résultat en combinant les pièces de boisqui les composent, de manière que les fibres du bois tendent ducentre à la circonférence.
195. M. Calla forme le tambour de décharge en cuivre la-miné ; ce qui lui donne la propriété d’étre moins sujet à se dé-former que ceux construits en bois suivant la méthode ordi-naire. Et le grand tambour est composé (comme on le voit enx x, fig. 1 , PI. Y ) de douelles de trois épaisseurs de bois dif-férens ; le milieu est de sapin et les deux côtés de tilleul, de 8lignes chacun. Ces douelles sont moins sujettes à se vriller et àse tourmenter, que si elles étaient d’un seul morceau de bois,quelque sec qu’on puisse le supposer. Leur largeur excède d’en-viron un pouce celle des plaques de carde. Elles sont maintenues,chacune isolément et par leurs bouts, sur des cercles par lemoyen de vis et écrous qui permettent de les faire rentrer onsortir à volonté.