MACHINES A CARDER. 5 g
196. Les cercles qui servent de noyau sont en fer forgé oucoulé , ils portent six pâtes en retour dans la direction desrayons, contre lesquelles les extrémités de ceux-ci sont fixées.Ces rayons sont en bois, et maintenus au centre par des embasesdont l’axe du tambour est garni.
197. M. Calla a ajouté à ses machines à carder un autre per-fectionnement très-remarquable, qui consiste en un échappe-ment qu’il a placé sur la carde à nappe , qui, après un nombredéterminé de révolutions du grand tambour, arrête la machine.L’objet de ce mécanisme utile est d’obtenir des nappes d’unpoids égal; et sa construction est telle qu’on peut en varier lepoids à volonté.
M. George-Bod/ner emploie , dans ces machines , des tam-bours de cardes en papier; l’expérience lui a démontré qu’ils sontpréférables à ceux en bois.
M. Collier a présenté, à la dernière exposition des produitsde l’industrie, des tambours formés avec une sorte de masticque les influences hygrométriques n’altèrent pas.
198. Une autre cause d’irrégularité qu’on observe dans lesmachines à carder dépend des cordes sans fin qui y sont em-ployées. M. Bodmer se sert de chaînes de bois à charnières encuir flexible.
199. Pour obtenir des machines à carder toute la précisiondésirable, il faut employer un moteur dont l’action soit uniforme.Ainsi on doit en général préférer un courant d’eau ou bien unemachine à vapeur, aux chevaux ou aux bœufs; car , quelqueréglé que soit le pas des animaux, il est impossible qu’il ait uneégalité constante ; et, pour peu qu’ils retardent leurs pas , lesnappes ou rubans sont trop chargés de filamens , et, pour peuqu’ils l’accélèrent, ces nappes ont à peine le temps de se formeret sortent de la carde tellement éclaircies, que le fil qui en