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MACHINES A CARDER,faire ensorle que les poils prennent la disposition la plus ana-logue à celle que nous venons d’indiquer ; ainsi cette importanteopération doit les diviser, les agiter , les retourner un grandnombre de fois et les placer enfin de manière à ce que, autantqu’il est possible, aucun poil ne se trouve couché dans le mêmesens que son voisin , afin qu’il puisse s’accrocher immanqua-blement l’un à l’autre. On obtient cet effet en composant lescardes, d’un gros cylindre autour duquel tournent, en plusieurssens, plusieurs autres cylindres. Il en résulte que les poils en-traînés parleur mouvement circulaire, portés et reportés de tousles côtés, ne peuvent se retrouver dans la position relativequ’ils avaient d’abord, que par un très-grand hasard. Le mou-vement naturel et progressif de la pointe à la racine , s’opérantsimultanément par tous les poils qui sont placés dans tous lessens, ils doivent s’accrocher les uns aux. autres par leurs aspé-rités et acquérir une force d’adhérence qui rend leur filature àla fois plus facile et plus solide que celle opérée par le cardageà la main.
2 0 3 . Si l’on compare l’ancienne méthode de cardage aveccelle qui résulte de l’emploi des machines , on voit que les avan-tages de cette dernière ne se bornent pas à l’économie et à la cé-lérité; mais qu’elle y réunit encore la propriété précieuse de dis-poser la laine à donner un fil plus parfait. Effectivement, lors-qu’on emploie les cardes à main, l'ouvrier, travaillant toujoursdans la même direction , n’entremêle pas assez les fils, et il lesramène presque toujours dans le même sens; il en l’ésulte queleur adhérence est moins intime, et que les fils moins forts sontsujets à de plus fréquentes ruptures.
204. Une foule de résultats avantageux dérivent de la pro-priété que le cardage par mécanique donne aux fils, d’être plusforts et moins sujets aux ruptures , indépendamment de la