6:2 MACHINES A CARDER,
bonne qualité des étoffes on a reconnu que le tissage devenaitplus prompt et plus facile , que le collage des chaînes exigeaitmoins de colle qu’auparavant, et que par conséquent le dégrais-sage des pièces s’effectue plus promptement et mieux.
205. La fig. i, PI. "VI, représente une mécanique à carder lalaine. Elle est composée de divers cylindres revêtus de cardeset groupés autour d’un tambour également couvert de cardes ,dont le diamètre est d’environ 3 pieds. Le moteur agit surune manivelle, ou bien sur une poulie adaptée à l'axe dutambour.
206. De même que dans la mécanique à carder le coton , lamatière filamenteuse est d’abord déposée sur une toile sans-fin a,tendue entre deux rouleaux ; à l’extrémité intérieure de cettetoile sont placés les rouleaux alimentaires b , qui saisissent peuà peu les filamens déposés sur la toile, et les livrent au premiercylindre cardeur qui, de son côté, les transmet au tambour c c.Ce tambour est surmonté de six cylindres d , d, d et f,f ,f ,dont les axes sont soutenus sur des fourches à vis adaptées à descercles mm, placés des deux côtés du grand tambour, auquel ilssont concentriques. (On voit, fig. 3, P1.1Y, une des fourches dontnous venons de parier , dessinée sur une plus grande échelle. )
207. Le diamètre des cylindres d , d, d n’est qu’environ lamoitié de celui des trois autres /,/,/. Leur rotation autour dugrand tambour a pour but d’entraîner les filamens dans delongs détours, et de les entremêler de telle sorte (201) qu’ilspuissent s’accrocher les uns aux autres, par la rencontre en sensinverse des aspérités dont ils sont hérissés. Ils acquièrent ainsila plus grande force d’adhérence.
208. Dans les mécaniques à carder le coton on a pu, sans in-convénient, employer des chapeaux fixes, revêtus de cardes.Ces chapeaux, qui surmontent le tambour, ne produisent point