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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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70 PEIGNAGE.

237. Il faut que les broches soient bien polies, sans la moindrepaillette, et quelles soient très-droites. Si elles viennent à secourber dans le travail, ou par quelque accident, louvrier lesredresse aisément au moyen dun canon de fer.

238 . Le peignera- tient, dune main, un des peignes , quilchauffe dans un fourneau disposé à cet effet, et auprès duquelil est assis ; il prend de lautre main une petite poignée de laine ,bien épluchée et bien écharpée , quil passe peu à peu dans lepeigne, en tirant toujours à lui, et répétant cette opération jus-quà ce quil ne lui reste plus de laine à la main : il reprend en-suite la laine, dont il charge le peigne quil chauffe, en dirigeantla pointe des broches vers le feu. Pendant que ce peigneséchauffe , il en prend im second , quil charge de laine de lamême manière : il saisit ensuite ces deux peignes, lun de chaquemain ; il présente le plan des broches de lun dans une situationà peu près perpendiculaire, dabord au plan des autres, et insé-rant celles-ci alternativement en différens sens et à plusieursreprises dans la laine, par un léger effort en direction contraire,il la fait passer de lun à lautre successivement, jusquà ce quellesoit parfaitement ouverte, et que ses hlamens soient disposésparallèlement.

239. Louvrier change de temps en' temps ses peignes demain ; il a soin de ne pénétrer que progressivement dans lamasse de laine qui charge les peignes; sans cette précaution, ilbriserait et il raccourcirait les filamens, auxquels il importe de.conserver toute leur longueur.

240- Louvrier, après avoir bien démêlé et bien ouvert lamasse de laine sur laquelle il opère, la fait passer sur un seulpeigne, dont il fixe le manche dans un poteau ; alors il en retirela laine avec les deux mains, en employant toutes les précautionspour ne pas en briser les brins. La laine retirée ainsi du peigne,*