70 PEIGNAGE.
237. Il faut que les broches soient bien polies, sans la moindrepaillette, et quelles soient très-droites. Si elles viennent à secourber dans le travail, ou par quelque accident, l’ouvrier lesredresse aisément au moyen d’un canon de fer.
238 . Le peignera- tient, d’une main, un des peignes , qu’ilchauffe dans un fourneau disposé à cet effet, et auprès duquelil est assis ; il prend de l’autre main une petite poignée de laine ,bien épluchée et bien écharpée , qu’il passe peu à peu dans lepeigne, en tirant toujours à lui, et répétant cette opération jus-qu’à ce qu’il ne lui reste plus de laine à la main : il reprend en-suite la laine, dont il charge le peigne qu’il chauffe, en dirigeantla pointe des broches vers le feu. Pendant que ce peignes’échauffe , il en prend im second , qu’il charge de laine de lamême manière : il saisit ensuite ces deux peignes, l’un de chaquemain ; il présente le plan des broches de l’un dans une situationà peu près perpendiculaire, d’abord au plan des autres, et insé-rant celles-ci alternativement en différens sens et à plusieursreprises dans la laine, par un léger effort en direction contraire,il la fait passer de l’un à l’autre successivement, jusqu’à ce quellesoit parfaitement ouverte, et que ses hlamens soient disposésparallèlement.
239. L’ouvrier change de temps en' temps ses peignes demain ; il a soin de ne pénétrer que progressivement dans lamasse de laine qui charge les peignes; sans cette précaution, ilbriserait et il raccourcirait les filamens, auxquels il importe de.conserver toute leur longueur.
240- L’ouvrier, après avoir bien démêlé et bien ouvert lamasse de laine sur laquelle il opère, la fait passer sur un seulpeigne, dont il fixe le manche dans un poteau ; alors il en retirela laine avec les deux mains, en employant toutes les précautionspour ne pas en briser les brins. La laine retirée ainsi du peigne,*