PEIGNAGE. 71
doit former une sorte de queue de la longueur de trois ou quatrepieds, plus ou moins, suivant la qualité de la laine. Cette queue,qu’on appelle barre, doit être bien épurée de toute oi’dure.
241* Ce qui reste dans le peigne après ce premier peignage,se nomme entre-deux ou retiron ; on le repeigne une secondefois, et on en retiré des barres moins longues et moins belles.Le déchet du second peignage n’est plus que du peignon com-mun, uniquement propre aux étoffes grossières.
242. Le peignage de la laine exige , comme nous venons dele voir, le réchauffement des peignes. On emploie aussi, pour leFaciliter, de l’huile, du beurre ou de la graisse, que l’onTmetdans une écuelle de terre placée sur le chapiteau du fourneau :le peigneur trempe dedans un peu de laine, pour en induirelégèrement les broches du premier peigne.
Peignage mécanique de la laine.
24L M. Démaurey a imaginé un procédé ingénieux, qui faitperdre à la laine cardée sa tendance naturelle à la crispation ,et donne aux brins des directions droites et parallèles, tellesqu’on les obtient par le peignage. Ce procédé a pour but d’em-ployer les mécaniques ordinaires à carder, pour avoir des filsras, et remplacer ainsi les machines à peigner. A cet effet,M. Démciurey a construit, indépendamment d’une carde quirend la laine sous la forme de rubans, un étirage composé dedeux paires de cylindres, séparés par un tambour, qu’il chauffeau moyen d’un tuyau de chaleur, et sur lequel passe un cuirsans-fin,qui applique constamment, contre ce tambour, le rubande laine, à mesure que les cylindres se le transmettent en l’éti-rant. Les filamens de laine, ainsi maintenus en contact avec letambour, que l’on chauffe au degré convenable, sont saisis parla chaleur, et sortent de la machine lisses et parallèles, surtout