n6 DES FILATURES.
coche . Cette coche est un cône en fer ou en acier, ou meme enor, creux, très-allongé, taillé en hélice à la pointe extérieure,à peu près comme un tire-bourre, dont la mèche serait aplatie.Le fil, partant du milieu du fuseau, passe autour de cette cocheet est contenu dans sa rainure, tandis que le tors se communi-que du fuseau à la filasse, et que le fil se forme.
258 . La grandeur des coches est proportionnée à celle desfuseaux, dont les dimensions sont déterminées par la qualité dela filasse et par la finesse du fil qu’on doit en tirer. Quand unfuseau est rempli, on ôte la coche, pour la placer sur un nou-veau fuseau.
269. L’habileté de la fileuse consiste à étirer également lafilasse pour faire le fil d’une grosseur uniforme , et à donner àson fuseau les mouvemens convenables pour que ce fil soitparfaitement et également tordu.
260. La méthode de la filature au fuseau entraîne quelquesinconvéniens, qui s’opposent à la perfection des fils d’une cer-taine finesse. Ces inconvéniens dérivent, i°. du poids du fuseau,qui fait souvent casser les fils très-fins ; 2“. de la coche et de laboucle qui allèrent, par une compression irrégulière , les por-tions de fil qui y correspondent ; 3 °. l égalité de mouvement,d’où dépend la parfaite torsion, est bien plus difficile à obtenirque par la filature au rouet.
26 r. On distingue deux espèces de rouets, les rouets simpleset les rouets composés. Par le nom de rouets simples, nous dé-signons ceux qui ne produisent qu’un seul fil à la fois ; et par lenom de rouets composés, tous ceux qui servent à la formationsimultanée de plusieurs fils. Il ne faut pas confondre cette der-nière espèce de rouet avec les mécaniques à filer; dans celles-ci,l 'étirage se fait par l’action de la machine même, tandis que,dans les rouets, soit simples, soit composés, l’étirage se fait tou-