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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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DES FILATURES.

272. La noix 7 contient et serre la bobine sur la broche; saforme est celle dune poulie ordinaire, à lexception quelle a unebosse m. On ne peut enlever de dessus la broche lépinglier,mais on en peut ôter la bobine et la noix.

278. Tout lassemblage que lon nomme bobine est soutenu,comme nous lavons de' dit, par les deux marionnettes h, l,dont chacune porte, à sa partie supérieure, un morceau de cuirpercé dun trou dans le milieu, et qui tient à la marionnette pardeux petits tenons. Cest dans ces morceaux de cuir que passentles extrémités de la broche ; et lon a pratiqué, à lune delles, unpetit rebord .y pour la retenir contre le cuir. La bosse ni de lanoix a pour but de diminuer le frottement contre le cuir opposé.

274 - On doit observer quil est nécessaire que la bobine, pro-prement dite, que lépinglier et la noix tournent avec la bro-che, comme sils ne faisaient quun seul tout.

275. Jeu de la machine. Laction de la machine tord le fil etlenveloppe sur la bobine, pendant que la fileuse étire et mouillela filasse.

Pour filer au rouet, il faut dabord fixer un bout de fil sur lemilieu de la bobine; on fait passer ce bout de fil sur la premièredent de lépinglier, cest-à-dire, sur celle qui est le plus rappro-chée de la base de la broche; de le fil entre dans le trou 3 dela broche fig. 8, et on le fait sortir par le trou i ; on le dirigeensuite vers la quenouille, en le tenant entre lindex et le doigt dumilieu de la main droite. La fileuse est assise devant son rouet,vis-à-vis la pédale, au moyen de laquelle elle met en mouve-ment la roue A et la bobine C. Le fil, fixé dun bout sur le mi-lieu de la bobine, engagé sur une des dents de lépinglier, et sor-tant par le trou de la broche, tourne aussi sur lui-même; et iléprouve une torsion dautant plus grande, quil senroule avecplus de lenteur sur la bobine, et mce versa. A mesure que le fil