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DES FILATURES.
272. La noix 7 contient et serre la bobine sur la broche; saforme est celle d’une poulie ordinaire, à l’exception quelle a unebosse m. On ne peut enlever de dessus la broche l’épinglier,mais on en peut ôter la bobine et la noix.
278. Tout l’assemblage que l’on nomme bobine est soutenu,comme nous l’avons de'jà dit, par les deux marionnettes h, l,dont chacune porte, à sa partie supérieure, un morceau de cuirpercé d’un trou dans le milieu, et qui tient à la marionnette pardeux petits tenons. C’est dans ces morceaux de cuir que passentles extrémités de la broche ; et l’on a pratiqué, à l’une d’elles, unpetit rebord .y pour la retenir contre le cuir. La bosse ni de lanoix a pour but de diminuer le frottement contre le cuir opposé.
274 - On doit observer qu’il est nécessaire que la bobine, pro-prement dite, que l’épinglier et la noix tournent avec la bro-che, comme s’ils ne faisaient qu’un seul tout.
275. Jeu de la machine. L’action de la machine tord le fil etl’enveloppe sur la bobine, pendant que la fileuse étire et mouillela filasse.
Pour filer au rouet, il faut d’abord fixer un bout de fil sur lemilieu de la bobine; on fait passer ce bout de fil sur la premièredent de l’épinglier, c’est-à-dire, sur celle qui est le plus rappro-chée de la base de la broche; de là le fil entre dans le trou 3 dela broche fig. 8, et on le fait sortir par le trou i ; on le dirigeensuite vers la quenouille, en le tenant entre l’index et le doigt dumilieu de la main droite. La fileuse est assise devant son rouet,vis-à-vis la pédale, au moyen de laquelle elle met en mouve-ment la roue A et la bobine C. Le fil, fixé d’un bout sur le mi-lieu de la bobine, engagé sur une des dents de l’épinglier, et sor-tant par le trou de la broche, tourne aussi sur lui-même; et iléprouve une torsion d’autant plus grande, qu’il s’enroule avecplus de lenteur sur la bobine, et mce versa. A mesure que le fil