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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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DES FILATURES. 81

se tord, il glisse par le trou de la broche et sur la dent de l'épin-glier, et lentortille sur la bobine.

276. La {lieuse a devant elle sa mouillette, et elle humecteson fil quand cela est nécessaire. Elle fait passer ce fil dune dentde lépinglier à la suivante, et ainsi de suite, afin de le lépandreégalement sur toute la cavité de la bobine; quand elle est par-venue à la dernière dent, elle rétrograde et revient à la première,en passant successivement par chacune des dents intermé-diaires.

277. Jetons rapidement un coup dœil sur les procédés defilature en usage en Flandre, pour produire ce fil si fiu, si dé-licat, si précieux, qui est destiné à former les dentelles et lespoints.

Cette filature se fait sur un rouet, qui est mis en mouvementà la main, lexpérience ayant démontré quun rouet à pédaletourne avec trop de rapidité, d il résulte que le fil devientcassant par un excès de torsion.

278. La quenouille est un roseau, ou bâton léger denvirontrois pieds de long , fourchu par le haut; il est renflé auxdeux tiers de sa longueur, de manière que le renflement dimi-nue par degrés , et finit au bout le plus près duquel il com-mence; ce bout est percé vers la pointe, pour recevoir un ru-ban , dont nous indiquerons la destination.

279. Le lin est disposé par petits cordons. On étend un deces cordons sur une table, on laplatit en le tirant sur sa largeur ;quand il est bien aminci, on pose, sur lun des deux côtés élargi,le bout renflé de la quenouille, de manière quelle soit couchéelongitudinalement sur la longueur des brins de lin ; on tournedoucement cette quenouille, on roule dessus le lin, quon main-tient ensuite à laide du ruban quon place en spirale, et quonserre un peu moins par en bas que vers le haut : si dans cette

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