DES FILATURES. . 9 3
chariot ne pourra avoir lieu sans qu une partie des matièresfilamenteuses qui environnent la bi'oche-quenouille, ne suivent lemouvement, et ne se développent de dessus cette broche. Sup-posons que la course du chariot soit de 6 pouces ; le dévelop-pement du cordon filamenteux, destiné à être converti en fil,sera également de 6 pouces ; mais ce cordon est trop gros, ilcontient trop de matière , il faut le réduire a une moindregrosseur par l’allongement. On obtient cet allongement d unemanière bien simple, en fermant la pince et en faisant conti-nuer au chariot la course qu’il avait commencée. La fermeturede la pince interdit tout développement ultérieur du cordonfilamenteux que fournit la broche-quenouille ,• la translation duchariot étire et allonge le cordon précédemment développe. Cetallongement est proportionnel à la course du chariot ; ainsi, sila course du chariot, après la fermeture de la pince, est de4 pieds, tandis que la course pour le développement du cordonn’avait été que d’un demi-pied j il est clair que ce cordon auraacquis une longueur huit fois plus grande, et que sa grosseuraura diminué d’autant.
Nous venons de voir comment une aiguillée de fil s’étire ; ilreste à savoir comment elle se tord, et comment elle se ren-vide , c’est-à-dire, comment elle s’enveloppe sur la bobine duchariot. Elle se tord par un mouvement rapide de rotation quel’on communique à la broche du chariot, tandis que ce chariotse meut horizontalement. Ces deux mouvemens simultanés sontproduits par des mécanismes qui se correspondent et que nousexposerons bientôt : nous expliquerons alors comment la marcherelrogade du chariot produit le renvidage. Les autres aiguilléesde fil s étirent, se tordent et se renvident de la même manière.
3it. Ce que nous venons de dire pour l’étirage d’un fil àlaide de deux broches et d’une pince, s’applique à l’étix’age