9i . DES FILATURES,
simultané d’un nombre quelconque de fils. Pour étirer tous cesfils , il suffit : i°. de disposer, sur un support fixe, une rangéede broches-quenouilles , dont le nombre sera égal à celui desfils à étirer ; 2 °. d’avoir une pince qui puisse les saisir tous enmême temps, et les lâcher également au même instant ; 3°. deplacer sur le chariot autant de broches-fuseaux que de fils. Il estévident que la première course du chariot, lorsque la pince estouverte, produira le développement simultané de tous les cor-dons filamenteux ; que la fermeture de la pince arrêtera ce dé-veloppement , et enfin que la seconde course du chariot allon-gera également tous ces cordons, et leur donnera un degré definesse proportionné à la longueur de l’étirage.
3 12 . Une pince pour l’étirage des fils est représentée PI. IX,fig. 3, 4 j 5, 6. Elle est composée de deux barres en bois : l’unedes deux, a, est fixe ; l’autre, b, peut s’éloigner de la premièred’une petite quantité et parallèlement à la barre fixe. Les partiesinternes des deux barres, c’est-à-dire celles qui s’embrassent etse touchent, sont cannelées ; elles se correspondent exactement,et s’emboîtent les unes dans les autres toutes les fois que l’onrapproche les deux barres.
313. Plusieurs moyens sont en usage pour produire l’écar-tement et le rapprochement des deux barres a et b ; voici undes plus simples. Des boulons fixés dans la barre a servent desupport à de petits leviers angulaires x , x , x qui se meuventcirculairement autour du point y ; y , y. Chacun de ces petitsleviers se combine à articulation d’un côté, avec une barre defer z z qui les réunit tous, et qui leur transmet un mouvementsimultané tou tes les fois qu’elle est elle-même tirée ou pousséepar un agent qui agit sur cette barre de fer ; son action esttransmise par l’intermédiaire des branches articulées m n , dontla dernière, qui repose immédiatement sur la barre de bois a ,